Bien qu’avec Tuer n’est pas jouer (1987) Bond se voit doté d’un nouveau visage en la personne de Timothy Dalton, on ne peut pas dire que l’innovation soit le maître mot de ce générique. Tout semble avoir été déjà vu longtemps auparavant. La réalisation manque également de modernité pour l’époque (1987 tout de même). Malgré tout, ce retour à des bases plus simples permet d’éviter le ridicule de certains de ses prédécesseurs. Même le morceau choisit évoque (lointainement bien sûr) des notes issues du James Bond Theme. En introduction, des violons et des trompettes accompagnent l’ensemble pop de The Living Daylights qu’interprète le groupe norvégien a-ha. Les rythmiques électroniques quand à elles offrent une certaine alternative entre les deux genres (pop et orchestral).

Ayant récidivé avec Timothy Dalton pour Permis de Tuer (1989), le visage de l’acteur apparaît pour la première (et dernière) fois au générique. Pas forcément nécessaire puisque l’acteur s’en tiendra uniquement à deux épisodes. Dans la continuité du précédent, le générique évite toute prise de risque. Difficile d’y voir l’aube des années 1990 (pourtant réalisé en 1989). Absence totale de mouvement à part pour des transitions faites par les désormais habituelles ouvertures et fermetures. Les premières notes quand à elles rappellent fortement celles de Goldfinger. Le reste du titre reste tout de même fortement marqué par son époque. Le sentiment général de la période Timothy Dalton reste une forme de banalité et un manque d’énergie. Véritable paradoxe tant les films ramènent la saga vers quelque chose de plus sérieux, sombre et violent.

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SOMMAIRE :

Introduction
Sous Sean Connery (+ George Lasenby)
Sous Roger Moore
Sous Timothy Dalton
Sous Pierce Brosnan
Sous Daniel Craig