Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 12 janvier 2011
Réalisé par
Film japonais
Avec les voix originales de , ,
Durée : 1h34min
Titre original : Karigurashi no Arrietty
Bande-Annonce :

Ce 18ème long-métrage du studio s’inspire du roman The Borrowers (Les Chapardeurs) écrit par en 1952. Premier film d’animation réalisé par Hiromasa Yonebayashi (36 ans) et 4ème film Ghibli à n’être réalisé ni par (qui s’occupe ici du scénario), ni par , on peut néanmoins remarquer que la patte Ghibli est ici bien respectée. Le monde fantastique de ces petits chapardeurs, ici transposé dans une maison de campagne japonaise, est précisément présenté en couleurs vives et en émotions positives.

Le style graphique et l’animation fluide des animes Ghibli sont bien présents et il n’y a rien à redire. Au niveau du scénario et de la réalisation, si le film est très bien maîtrisé, on pourra un peu reprocher qu’un certain classicisme se soit emparé de ceux-ci. Le rythme du film est assez linéaire et le duo héroïne vive / doux compagnon a déjà été vu assez souvent dans l’animation japonaise. Je ne parlerai pas de l’éventuelle réminiscence d’un programme jeunesse de notre enfance (, adapté de The Littles écrit par en 1967) au niveau de la thématique, mais cela renforce un peu le petit arrière-goût de réchauffé que certains verront dans ce film.

Par contre, je le répète, le film est rondement mené et la poésie des films Ghibli reste de mise. Le message écologique en plus. Un peu trop insistant et décalé d’ailleurs. La mention spéciale reviendra à la musique de cet anime qui, une fois n’est pas coutume, est l’oeuvre de la française (cocorico !) et qui fait honneur au message bucolique du film avec des mélodies mélancoliques : on peine même à croire que ce n’est pas un compositeur japonais qui l’a produite !

Pour faire simple, Arrietty – Le Petit Monde Des Chapardeurs n’est pas le plus exceptionnel des Ghibli car assez “simple” dans son fond comme dans sa forme. Toutefois, le film est très bien réalisé et visuellement extrêmement maîtrisé, ce qui est déjà formidable pour un premier long-métrage. Hiromasa Yonebayashi a de bonnes chances de progresser encore et de devenir un jour un nom important au sein du studio Ghibli. Wait and see.