Et si la folie était contagieuse ?
Imaginez un virus capable de transformer n’importe qui en fou dangereux. Imaginez maintenant ce virus se répandant sur une petite ville tranquille du Middle-West. Alors que les habitants voient leurs proches se changer en assassins, un shérif tente de protéger les quelques personnes encore non infectées en attendant les renforts. Mais lorsque l’armée intervient enfin, c’est pour mettre la ville en quarantaine quitte à exécuter toute personne tentant de fuir. Abandonnés à leur sort, ce petit groupe de survivants va tenter de s’en sortir…

Note de l’Auteur

[rating:4/10]


Date de sortie : 9 juin 2010
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h 41min
Bande-Annonce :

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Dans la famille des remakes de l’année montés pour renflouer les caisses sans trop se prendre la tête je voudrais The Crazies. Remake du film culte de Romero, The Crazies nous conte la douce histoire d’une petite ville en quarantaine dans laquelle les habitants disjonctent et s’entretuent. Rien de bien nouveau donc et la critique pourrait s’arrêter là si le film de Breck Eisner (réalisateur du mitigé mais divertissant ) ne comportait pas une part suffisamment intéressante de points positifs.

Sans être aussi bon que La Colline A Des Yeux d’ ou de qui avaient monté la barre très haut avec un style et une implication palpables à chaque plan, The Crazies est loin d’être aussi mauvais que le reboot de pour ne citer que lui. Certains passages du film sont simplement jouissifs même s’ils auraient pu être poussés un poil plus comme ce moment où un employé de bureau massacre à la fourche des femmes attachées sur des lits d’hôpital. Croustillant ! Ajoutons à cela, des personnages qui tiennent la route (le couple vedette n’est pas en instance de divorce mais attend un heureux événement) et un final inattendu et efficace visuellement. En fait, The Crazies est à l’image de Sahara : de bonnes intentions, des idées convaincantes dispersées ici et là sur lesquelles on a envi de se pencher un peu mais un ensemble en demi-teinte.

Car si l’on s’attarde sur les aspects négatifs, The Crazies n’a pas finit de nous hérisser les poils de la tête. Les plans, tous sans exception, jouent trop la facilité pour réellement nous intéresser. Breck Eisner a préféré la sécurité en faisant un patchwork de tout ce qui a été fait dans le genre, enlevant toutes personnalités, toutes saveurs possibles à son film. A cela s’ajoute une histoire qui tourne rapidement en rond. Le fait d’axer le scénario sur un seul et unique couple à ces points faibles et Eisner est malheureusement tombé en plein dedans. Le scénario de The Crazies pourrait facilement se résumer à « je me mets dans le pétrin, je lutte, je vais me faire tuer mais miracle, quelqu’un tue l’affreux infecté dans son dos et me sauve ainsi d’une mort lente et misérable ». Les plans s’enchainent et se ressemblent à une vitesse déconcertante. Un peu d’originalité et plus de prises de risque n’auraient fait de mal à personne.

Au final, The Crazies n’est pas un mauvais film en soi, il est juste un film beaucoup trop commercial pour réellement sortir du lot et rester gravé dans nos mémoires. Si pour un peu on a également vu l’original, le film apparaît vite fade et immonde à nos yeux. N’est pas qui veut ! Néanmoins, visant un public plutôt jeune et se plaçant au même niveau qu’un Massacre A La Tronçonneuse (le remake bien entendu !), The Crazies comporte suffisamment de scènes nerveuses et tendues pour combler quiconque voulant mettre ses neurones en stand-by le temps d’une projection. A voir donc si vous faites parti de cette seconde catégorie.