Une équipe de forces spéciales déclare la guerre à la CIA après que l’agence ait tenté de les supprimer…

Note de l’Auteur

[rating:5/10]


Date de sortie : Prochainement en France
Réalisé par Sylvain White
Film américain
Avec Jeffrey Dean Morgan, Idris Elba, Zoe Saldana
Durée : 1h 35min
Bande-Annonce :

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Adapté du comic book du même nom, The Losers retrace le parcours d’une bande de mercenaires trahit par la CIA qui fera tout son possible pour faire payer l’imprudente et machiavélique canaille qui n’avait pas comprit qu’on ne s’attaque pas impunément à l’équipe des Losers. Toute une histoire en perspective.

Le problème avec un film comme The Losers c’est qu’il y aura forcément des déçus. D’un côté il y aura tous ceux qui ont payé leur ticket pour de l’action à tire-larigot et de l’autre il y aura les plus pointilleux, les plus cinéphiles, qui décortiqueront (pas besoin de creuser très profondément) The Losers et qui verront très rapidement apparaître ses failles. Car des faiblesses, le film de Sylvain White (Steppin’, Souviens-toi… L’Eté Dernier 3) en a et pas qu’un peu malheureusement. Ces dernières vont de l’avalanche de stéréotypes se déversant devant nos yeux (humour bien gras que seuls les militaires peuvent nous servir, engrenage scénaristique téléphoné jusqu’au dénouement final…) aux gros problèmes de montage du film qui semblent avoir été fait à la va-vite pour sortir le plus vite possible sur les écrans. Résultats des courses, The Losers apparaît plus comme un film d’action bourrin ne capitalisant que sur ses têtes d’affiches et sa surenchère de scènes d’actions dopées à l’adrénaline. Un film qui n’apporte pas grand chose de neuf ou d’innovant, un film vu et revu des centaines de fois.

Cependant, d’un autre côté, il faut avouer que The Losers est plutôt jouissif dans son genre. Les acteurs jouent leur rôle juste comme il faut pour la plupart (mention spéciale pour Chris Evans, le fana d’informatique aux t-shirts plus débiles les uns que les autres, qui nous fait don de ses talents comiques), l’action est fluide dans son ensemble et intervient à peu près toutes les 5 minutes ce qui donne une bonne moyenne pour un film d’à peine heure trente qui nous plonge dans le bain dès les premières secondes. On retiendra également certains effets visuels attrayants comme les nombreuses fusillades aux ralenties esthétiquement réussies. Peut-être sont-elles un peu trop répétitives mais ceux étant dans la salle pour de l’action dopée à la testostérone seront certainement comblés.

Au final, The Losers est un film qui nous laisse le cul entre deux chaises. Ni bon, ni mauvais, il s’agit d’une série B qui trouvera certainement son plus public à condition que ce dernier laisse de côté les nombreuses erreurs disséminées ici et là et conférant à l’aventure un arrière goût tenace de bâclage sans doute du à la sortie précipité du film pour ne pas se faire avaler par les monstres du box-office. Dommage car avec de meilleures finitions, The Losers aurait gagné en profondeur et en crédibilité. A retravailler pour une éventuelle suite peut-être ?

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[critique] The Losers

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