L‘histoire d’une actrice légendaire, Grace Kelly, qui épousa le prince Rainier de Monaco en 1956. Sauf que cela correspond également à un conflit politique et surtout économique, entre Monaco et la France.
Grace Kelly, à ce moment, n’est qu’un symbole. Le film raconte son combat, à la fois pour exister en tant que princesse, épouse et figure politique.

Dès les premières minutes du film, il est clair que ce ne sera pas subtil.  nous raconte clairement une histoire, sa version du conte de la princesse de Monaco, et ne cherche pas vraiment le factuel mais plutôt une forme de superhéroïsation d’une figure déjà reconnue.
Dès les présentations de ses personnages, il prend le parti de clarifier les sentiments de Grace par la paraphrase et de définir chacun par un aspect, un caractère, en orientant ses dialogues vers le tout explicatif.

Si cela permet de rendre absolument lisible et passionnant l’aspect politique et économique de l’époque, Olivier Dahan, malheureusement, ne semble pas accompagner cette piste avec sa mise en scène et marche plutôt à gros sabots dans le mélo en superposant le politique aux conflits de couple et d’identification ; il fait intervenir des personnages pourtant intéressants, mais comme faire-valoir de Grace, oriente son histoire, ses dialogues, les actions des différents protagonistes de façon à donner de la puissance à l’émancipation de Grace, qui prendra forme dans son long monologue final.

Photo du film GRACE DE MONACO © David Koskas / © 2014 - STONE ANGELS

Photo du film © David Koskas / © 2014 – STONE ANGELS

, est vraiment très touchante, et interprète à la perfection Grace Kelly, mais son énergie semble déplacée, car finalement, son conflit intérieur ne semble pas aussi passionnant que l’environnement dans lequel elle évolue.
Un mot pour qui interprète le prince Rainier, et joue le non dit et l’intériorisation à merveille. Grand acteur.

Techniquement, tout est soigné, mais peine au final à convaincre, car est embrumé par les rouages de narration propres au cinéma d’Olivier Dahan, et de manière générale, a une narration centrée sur l’aspect mélodramatique de ses personnages. Celui-ci à de plus, trop de tics de réalisations  (jeux de miroirs, gros plans de 3 minutes sur les yeux de son actrice, plans séquences, musique trop appuyée..) pour faciliter l’empathie envers cette histoire,qui pourrait se résumer à : Money Money Money : How to keep making Money.

« Mise en scène trop présente et au service d’un mélo bien peu original, alors qu’en parallèle se joue un passionnant conflit politique et économique, pas suffisamment développé. Dommage. »

On imagine bien les réluctances de la famille royale de Monaco vis à vis du manque de nuances avec laquelle ses membres sont évoqués. Certains sont dépeints comme des traîtres, mais surtout, Grace Kelly, comme grande unificatrice d’une Europe en crise.
En terme de cinéma, cela donne un récit centré sur la figure héroïque courageuse qui redonne espoir et force à son entourage, en terme de crédibilité cela ne fonctionne pas car GRACE DE MONACO n’offre aucune nuance, aucun contrepoint au parcours tout tracé de son héroïne vers l’inévitable consécration..

CASTING
Titre original : Grace of Monaco
Réalisation : Olivier Dahan
Scénario : Arash Amel
Acteurs principaux : Nicole Kidman, Tim Roth, , , ,
Pays d’origine : France, U.S.A., Belgique, Italie
Sortie : 14 Mai 2014
Durée : 1h42mn
Distributeur :
Synopsis : L’histoire d’une actrice légendaire, Grace Kelly, qui épousa le prince Rainier de Monaco en 1956. Sauf que cela correspond également à un conflit politique et surtout économique, entre Monaco et la France.
Grace Kelly, à ce moment, n’est qu’un symbole. Le film raconte son combat, à la fois pour exister en tant que princesse, épouse et figure politique.
BANDE-ANNONCE