LInstitut Lumière de Lyon consacre une rétrospective à Orson Welles, du 4 juin au 12 juillet 2015 !

L’occasion de découvrir cet auteur génial dont beaucoup de ses films nous sont encore méconnus.
Nous agrémenterons au fur et à mesure ce dossier de nos avis sur ses films, de façon à progressivement tisser les liens entre-eux, en termes d’obsessions, de thématiques, de qualités techniques, etc.
Nous tenterons ainsi de dessiner, de la façon la plus exhaustive possible, un portrait d’.

Les films, par ordre chronologique :
CITIZEN KANE – 1941
– LA SPLENDEUR DES AMBERSON – 1942
THE STRANGER – 1946
LA DAME DE SHANGHAÏ – 1947
MACBETH – 1948
OTHELLO – 1952
– DOSSIER SECRET (Mr Arkadin) – 1955
LA SOIF DU MAL – 1958
LE PROCÈS – 1962
FALSTAFF
– 1965
– UNE HISTOIRE IMMORTELLE
– 1966
– VÉRITÉS ET
MENSONGES – 1973

 

CITIZEN KANE – 1941

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– CRITIQUE (1/2) : la liberté donnée au spectateur
CRITIQUE (2/2) : un film d’une cohérence remarquable

– La sélection Cannes Classics 2015
CEFF 2015 : la programmation

Titre original : 
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Herman J. Mankiewicz, Orson Welles
Acteurs principaux : Joseph Cotten, Dorothy Comingore, Agnes Moorehead
Pays d’origine : U.S.A.
Sortie : –
Durée : 1h59min
Distributeur : –
Synopsis : A la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu’il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.

(…) Avec CITIZEN KANE, Orson Welles redéfinit le cinéma, entre la peinture et le documentaire, la matrice d’un cinéma réaliste aux influences baroques, donc humaniste à la recherche de la Vérité, de la pièce qui manque à un Puzzle. Welles montre avec ce film l’intérêt du divertissement. En mêlant prolepses, analepses, ellipses, le réalisateur récuse la linéarité du cinéma de Griffith : il veut un spectateur émancipé, qui se narre lui-même l’histoire, qui recrée une continuité. Il lui donne de la liberté, de la perspective: il déploie l’espace filmique dans le cadre, il donne au champ de la profondeur. Dans ce champ, le spectateur est libre de regarder où il veut. Welles veut un cinéma proche du monde sensible, de ses ambiguïtés, du visible et de l’invisible. En proie au réel, à la surprise, le spectateur se fait sa propre idée de, ou du Citizen Kane: il trouve sa place dans cette enquête, grâce aux indices dans le cadre, le champ et le hors-champ. CITIZEN KANE, c’est Orson Welles qui nous parle du septième art.
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Un film d'orson Welles (États-Unis, 1941)

Un film d’orson Welles (États-Unis, 1941)

(…) Au final, CITIZEN KANE se crée dans le détail, ce soin maniaque et clairement obsessionnel apporté à CHAQUE élément, dans un souci de cohérence globale. C’est quelque chose d’impossible à définir et qui doit être à mon sens, expérimenté au moins une fois dans sa vie: du grand cinéma, celui qui divertit autant qu’il stimule et émeut. Pas mal Orson, pour un premier film réalisé à 26 ans.

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LA SPLENDEUR DES AMBERSON – 1942


Titre original : The Magnificent Ambersons
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Orson Welles, Joseph Cotten, Jack Moss, d’après Booth Tarkington
Acteurs principaux : Joseph Cotten, Tim Holt, Anne Baxter
Pays d’origine : U.S.A.
Sortie : 15 novembre 1946
Durée : 1h28min
Distributeur : –
Synopsis : Eugène Morgan aime Isabel Amberson mais celle-ci lui préfère Wilbur Minafer et un fils, George, naît de cette union. Wilbur meurt et Isabel se consacre alors entièrement à George qui devient un être tyrannique.
De son côté, Eugène s’est marié et a eu une fille Lucy mais sa femme est morte. Au cours d’un bal donné par les Amberson, George rencontre Lucy et Isabel retrouve Eugene qui n’a jamais cessé de l’aimer.
Mais George s’oppose de toute ses forces à une union entre sa mère et Eugène Morgan. Malade et minée par le chagrin, Isabel meurt sans avoir pu revoir Eugene.

Aussi puissant que Citizen Kane, mais pour des raisons radicalement différentes – nouvelle claque.
Un nouveau récit embrassant plusieurs époques, mais abordant par l’intime et une galerie de nombreux personnages impeccablement brossés dans toute leur complexité, un portrait très politique du progrès et de la nation américaine. Un second masterpiece !
Pas mal, Orson Welles, pour un deuxième film réalisé à 27 ans.

THE STRANGER – 1946


CRITIQUE

Titre original : The Stranger
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Victor Trivas, Decla Dunning, Anthony Veiller, Orson Welles, John Huston
Acteurs principaux : Orson Welles, Edward G. Robinson, Loretta Young
Pays d’origine : U.S.A.
Sortie (U.S.) : 25 Mai 1946
Durée : 1h35min
Distributeur : Splendor Films
Synopsis : Un homme en suit un autre, jusqu’à échouer dans une petite bourgade du cœur des États Unis… Ils y rencontreront l’ « étranger »…

(…) THE STRANGER est un thriller pur jus composé d’une intrigue en béton et rythmé sans failles ! Il s’inscrit en toute logique dans la filmographie d’Orson Welles !

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The Stranger è Orson Welles (1)

LA DAME DE SHANGHAÏ – 1947



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CRITIQUE

Titre original : The Lady from Shanghai
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Orson Welles, William Castle, Charles Lederer, Fletcher Markle
Acteurs principaux : Orson Welles, Rita Hayworth, Everett Sloane, Glenn Anders
Pays d’origine : Etats-Unis
Sortie : 24 décembre 1947 (France)
Durée : 1h27
Distributeur : Columbia Pictures
Synopsis : Un homme au passé trouble s’éprend de la mystérieuse épouse d’un avocat, que ce dernier lui a chargé de surveiller lors d’une croisière.

(…)L’absurdité des choses, leur caractère inexplicable, une motivation pour Welles, un tourment qui traverse son œuvre. Outre les connotations des patronymes, le film explore comme on pourrait s’y attendre les thèmes chers à son réalisateur et que le cinéma lui permet de tourner en dérision, peut-être pour moins les vivre comme sources d’angoisse. La mort, l’amour, la richesse, le mépris social, le suicide et la mort, le mensonge, la saleté et le crime, la justice des Hommes. C’est au moment du passage au tribunal que le ton bascule en effet vraiment, du drame mystérieux à un scénario loufoque. Plus encore que dans Citizen Kane et annonçant Le Procès, la manière dont les Hommes s’examinent et se punissent mutuellement fascine Welles au point de nous faire douter de la confiance à accorder à nos lois prétendument bonnes et nos procédures prétendument impartiales. L’ironie de la scène annule entre guillemets l’impact de la première partie, pesante et opaque, et révèle pourquoi pas le véritable but de l’entreprise, celui de savoir quand s’arrêter. Les questions philosophiques et sociales que le cultivé cinéaste pose sont étirées jusqu’à leur limite, juste avant qu’elles ne deviennent une torture, et pour lui et pour nous (…)

Tom Johnson

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La nouvelle Rita Hayworth, blonde platine, n’a pas fait que des heureux. Elle fut elle même contrainte de se teindre les cheveux en blond à la demande pressante d ‘ Orson Welles (réalisateur du film mais aussi époux de l’actrice à l’époque du tournage). La réaction des studios et de son président Harry Cohn ne s’est pas faite attendre : « Mon dieu, regardez ce qu’a fait ce fou ! ». Le scandale ne s’arrête pas là. La rumeur dit que l’apparition de l’actrice à l’écran fut suivi de sifflements de contestation. La gente masculine reprocha vivement la tyrannie et le despotisme du réalisateur.

 

© D.R.

© D.R.

– 1948


CRITIQUE

Titre original : Macbeth
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Orson Welles, d’après William Shakespeare
Acteurs principaux : Orson Welles, Roddy McDowall, Jeanette Nolan
Pays d’origine : U.S.A.
Sortie : 23 June 1950
Durée : 1h47min
Distributeur : Carlotta Films
Synopsis : Macbeth, poussé par sa femme et dévoré d’ambition, assassine le roi d’Ecosse, Duncan, et monte sur le trône. Trois sorcières avaient prédit qu’il deviendrait roi puis que lui succèderait Banquo, l’un de ses proches. Pour conserver le pouvoir, Macbeth ordonne le meurtre de Banquo, mais le fils de celui-ci parvient à s’enfuir. Lors d’un banquet, le spectre de Banquo réapparait. Macbeth effrayé décide de tuer son lieutenant Macduff, qui s’enfuit aussi. Macbeth assassine sa femme et ses enfants. Lady Macbeth, devenue folle, se suicide. Une armée est en marche sur le château où Macbeth est reclus.

(…) MACBETH, oeuvre majeure pour William Shakespeare, l’est aussi pour Orson Welles. Elle lui permet d’explorer une mise en scène audacieuse et moderne, de poursuivre ses recherches esthétiques de jeux de lumières mais aussi de donner vie à des textes immortels. Entre l’ombre et la lumière, le théâtre et  le cinéma, les deux auteurs se rencontrent pour le plus grand plaisir des spectateurs !

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OTHELLO – 1952


CRITIQUE
– CEFF 2015 : la programmation

Titre original : The Tragedy of Othello: The Moor of Venice
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Orson Welles, Jean Sacha, d’après William Shakespeare
Acteurs principaux : Orson Welles, Michael McLiammoir, Robert Coote
Pays d’origine : France , Italie, Maroc, U.S.A.
Sortie : 19 November 1952
Durée : 1h35min
Distributeur : Carlotta Films
Synopsis : À Venise, des noces ont lieu en secret entre le Maure Othello, général vénitien estimé par ses pairs, et la belle Desdémone, fille du sénateur Brabantio. Au fond de l’église, deux hommes se tiennent en retrait : il y a là Iago, l’officier d’Othello qui voue à son supérieur une haine incommensurable, et Roderigo, amoureux éperdu de Desdémone. Après leur union, Othello s’en va combattre la flotte turque, puis retrouve sa femme sur l’île de Chypre où il est nommé gouverneur. Le fourbe Iago est alors résolu à détruire le bonheur des jeunes mariés et va pour cela s’employer à manipuler leur entourage…

«Oeuvre herculéenne de persévérance et d’obstination, OTHELLO d’Orson Welles ne peut être qu’une réussite par son aboutissement et qu’un échec par son incohérence.»

author-twitter@Marie9Pons

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DOSSIER SECRET (Mr. ARKADIN) – 1955

 


Titre original : Mr. Arkadin
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Orson Welles
Acteurs principaux : Orson Welles, Michael Redgrave, Robert Arden
Pays d’origine : France, Espagne, Suisse
Sortie : 2 juin 1956
Durée : 1h33min
Distributeur : Carlotta Films
Synopsis : Le richissime M. Arkadin, menacé d’un chantage par un jeune homme qui courtise sa fille, enquête sur son propre passé. En Espagne, à Paris, Tanger, Amsterdam, Munich, Arkadin retrouve ainsi d’anciens complices…

« une complexité scénaristique assez folle qui ne se clarifie que très progressivement; Orson Welles dans un rôle trouble, comme d’habitude. Les thèmes du double encore développés ! »


FALSTAFF – 1965

Falstaff © Films sans Frontières

Falstaff © Films sans Frontières

Titre original : Falstaff
Réalisation : Orson Welles
Scénario : Orson Welles et Raphael Holinshed, d’après les pièces de William Shakespeare
Acteurs principaux : Orson Welles, Jeanne Moreau, Keith Baxter et  John Gielgud
Pays d’origine : Espagne, Suisse
Sortie : 1965 – ressortie 22/07/2015
Durée : 115 mn
Distributeur : Films Sans Frontières
Synopsis : Ami du prince mais détesté du roi, FALSTAFF fabrique sa légende. 

« Adulé par le prince et détesté par le roi, Falstaff invente sa légende pour survivre à la périphérie de la cour. »

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(article en cours d’écriture)