mal piranha 2 3d
Crédits : D.R. / Dimension Films

Deux films d’horreur aquatiques pour se rafraîchir sur Ciné+

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La canicule s’installe et notre capacité de concentration s’éteint doucement à mesure que la température grimpe. Par 33 degrés dehors, autant rester enfermé volet clos à attendre la brise du soir. Heureusement, Ciné+ recèle dans son catalogue deux spectacles horrifiques sous la flotte, à la mesure des capacités limités de nos méninges engourdis par la chaleur.

Photo du film M.A.L mutant aquatique en liberte
Crédit : D.R.

M.A.L, Mutant aquatique en liberté : Alien en eaux troubles

Réalisé par Sean S. Cunningham, célèbre réalisateur d’exploitation connu pour la série des Vendredi 13, M.A.L, MUTANT AQUATIQUE EN LIBERTE se révèle remarquablement ambitieux pour son budget limité de 8 millions de dollars. Avec ce scénario de science-fiction où une équipe de militaires effectuent des recherches dans un vaisseau au fond des abysses, Cunningham fait ce qu’il sait faire de mieux : un patchwork d’idées grapillées à droite à gauche. Mélangez un peu d’Inseminoïd, un brin d’Alien, peut-être un peu de Moon trap aussi, placez le tout en milieu aquatique, et vous obtiendrez M.A.L, MUTANT AQUATIQUE EN LIBERTE. Toute ressemblance avec Abyss de James Cameron s’avère néanmoins fortuite – les deux films sont effectivement sortis à quelques mois d’écart à peine.

Qu’on se le dise, l’aventure subaquatique de Cunningham manque par instants de substance. Alors que l’on apprend qu’un monstre menace le vaisseau et son équipage, l’intrigue se perd en de longs conflits internes franchement soporifiques. Il n’empêche que la créature des fonds marins designée par Chris Walas, lauréat d’un Oscar des meilleurs effets spéciaux pour La Mouche en 1987, a bel et bien de la gueule. De même, le film concentre quelques belles scènes gores qui fonctionnent toujours aujourd’hui. A défaut d’être palpitant, M.A.L, MUTANT AQUATIQUE EN LIBERTE se savoure pour ce qu’il est : une série B horrifique avec un gros monstre et du sang qui tâche. Il parvient même à déclencher quelques sursauts dans un final épique, bien que convenu. Idéal pour somnoler la main dans le slip, allongé devant son ventilateur.

Photo du film Piranha 2 3d
Crédit : Dimension Films

Piranha 2 3D : la blague à tonton

Sorti en 2010, le Piranha 3D d’Alexandre Aja ne flirtait ni avec la subtilité, ni avec le bon goût. Il avait néanmoins l’avantage d’offrir un spectacle défouloir aussi gore que bien mené. Témoin d’une époque passée, il fut le film d’été d’une génération biberonnée à Dance machine, qui s’apprêtait à passer une décennie « on the floor » au son des hits produits par David Guetta. En 2012, pour capituler sur ce premier succès, sort une suite titrée « Piranha 3DD » en V.O. (le « 3DD » équivaut à une taille de soutien-gorge bonnet E en France). Le film fit malheureusement l’effet d’une douche froide. Plus cheap et moins générationnel, cette sequel se contente d’exhausser les aspects racoleurs de son aîné, sans comprendre que le premier volet se moquait de cette génération décérébrée.

Et pourtant, pourtant… Avec le recul, PIRANHA 2 3D ne se révèle pas si désagréable au revisionnage. Malgré le ridicule de la situation, où les piranhas mangeurs d’hommes s’immiscent dans un parc aquatique avec un bassin à strip-tease, il équivaut la plupart des comédies américaines les plus passables. Le film offre notamment un guest de David Hasselhoff parmi ses meilleurs, vestige de ces temps immémoriaux où l’acteur acceptait n’importe quoi après le bad buzz de la vidéo où on le voyait manger un cheeseburger ivre mort par terre. Et même si Hasselhoff accepte encore tout et n’importe quoi de nos jours, PIRANHA 2 3D atteint tout de même des sommets de bouffonnerie rarement égalés. Pour peu que l’on apprécie les blagues à tonton et le Ricard à l’apéritif, le film de John Gulager occupe aisément une après-midi caniculaire, dans une sorte de rêve fiévreux où le sens des réalités devient étrangement brumeux.

Lilyy Nelson

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