Marie, productrice de cinéma américaine, retourne dans son pays natal, la Russie, où le cadavre de sa mère a été retrouvé dans des circonstances étranges. Elle ne l’a jamais connue, ayant été adoptée et emmenée aux Etats-Unis à la naissance. Le seul indice dont elle dispose est une ferme isolée, abandonnée dans les montagnes, qui appartenait à ses parents naturels.
Marie hérite du lieu, mais personne ne veut l’y conduire, car une superstition locale prétend que l’endroit est damné. Un seul homme est prêt à s’embarquer pour un voyage aussi long et dangereux. Un inconnu qui, étrangement, semble en savoir beaucoup sur son histoire…
Une fois sur place, le mystérieux guide disparaît, obligeant Marie à explorer seule le site abandonné. Elle y découvre un homme appelé Nikolaï, qui prétend avoir été attiré ici exactement de la même manière…

Note de l’Auteur

[rating:3/10]


Date de sortie : 30 mai 2007
Réalisé par
Film espagnol
Avec , ,
Durée : 1h 36min
Bande-Annonce :

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Film à l’esthétique prononcée et à l’univers magnétisant si l’on aime le genre, nous lance sur les traces d’une femme en quête de ses origines. Ses recherches la conduiront en Russie où le film prendra une tournure toute autre puisque après ce semblant de drame, Abandonnée bascule dans un huis clos horrifique. Ce qui pouvait s’annoncer comme un bon film de genre au regard des origines de son réalisateur (Nacho Cerda est espagnol et le moins que l’on puisse dire c’est que question épouvante-horreur nos voisins hispaniques s’y connaissent plutôt bien) va vite se transformer en une production presque inintéressante que l’on finira par regarder du coin de l’œil.

Malgré certaines scènes très intéressantes et malsaines au possible comme lors d’une séquence où un homme se fait dévorer par des phacochères, Abandonnée peine à convaincre à cause d’une narration qui part dans tous les sens. Si au début on est intrigué par les événements qui se produisent devant nos yeux, la suite nous réserve une toute autre surprise. L’interrogation a laissé place à l’ennui à cause d’un travail ressemblant plus à un patchwork de tout ce qui a été déjà fait dans le genre plutôt qu’à une véritable création. Du coup, Nacho Cerda ne prenant pas non plus la peine de sortir un minimum des sentiers battus, on peut aisément imaginer le déroulement de l’intrigue et de ses grands axes avant même qu’ils n’apparaissent à l’écran.

Si à ce manque cruel de surprise (pour un film d’épouvante c’est quand même le comble de ne pas sursauter ou être surpris une seule seconde !) on ajoute des « acteurs » antipathiques loupant à chaque fois le coche pour véhiculer des émotions et qui se payent le culot de balancer leurs dialogues avec le plus grand dédain (une diarrhée verbale dans toute sa splendeur !), Abandonnée se transformera rapidement en une production fade qui nous plongera dans une atmosphère soporifique.

Au final, s’engouffrant dans les stéréotypes du genre, Abandonnée aura bien du mal à convaincre les aficionados d’un genre qui peine à se diversifier et à étonner depuis quelques années. Pour ces derniers, ce film aura autant d’intérêt qu’un épluche radis acheté au rabais au téléshopping et ce malgré quelques bonnes idées intéressantes disséminées par-ci par-là. Pour les autres, les néophytes, Abandonnée se traduira surement en un petit divertissement simpliste que l’on oubliera aussitôt la séance levée.