Pour sauver leur emploi, des femmes décident de reprendre le pouvoir dans leur entreprise de lingerie en créant une coopérative. Au gré des épreuves et des rebondissements, elles découvrent avec bonheur et humour la force du collectif, de la solidarité et une nouvelle liberté.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 6 octobre 2010
Réalisé par
Film français
Durée : 1h28min
Titre original : Entre nos mains
Bande-Annonce :

Mariana Otero n’en est pas à son premier documentaire, un genre qu’elle a abordé pour la première fois avec son film . Elle continue d’allier cinéma et politique avec Entre nos mains : ce documentaire s’immerge dans une entreprise affrontant un défi ambitieux, celui de la coopérative. Bien que l’idée ne soit pas totalement innovante, Entre nos mains se démarque des autres et n’existe que pour lui-même grâce au regard particulier de Mariana Otero.

Les ouvrières, personnages clés de ce film, deviennent au fil du documentaire, terriblement attachantes. Parfois, sans un mot, elles nous transmettent leurs doutes, leurs craintes mais surtout leur courage et leur volonté. La coopérative est affaire d’entreprise mais c’est avant tout un engagement collectif pour un même but. C’est cet aspect humain qui est finalement au centre de ce film. Chaque geste technique est vu non pas au travers de la machine mais bien au travers de l’ouvrier. Cette lutte engagée par chacun semble désolidariser le travail à la chaîne pour apporter une nouvelle dimension à l’entreprise : le groupe.

Le message transmis par ce film est intéressant. Finalement, nous ne connaissons pas forcément les différentes structures qui peuvent encadrer une entreprise. De plus, en entrant au cœur de l’entreprise nous n’analysons pas la coopérative en des termes officiels mais plutôt en observant humblement l’agitation d’une fourmilière. C’est donc à hauteur du regard humain que nous découvrons cette révolution silencieuse portée par l’espoir de continuer à travailler.

Plus qu’un film, il s’agit d’un témoignage apporté aux spectateurs mais aussi aux autres ouvrières, pour peut-être transmettre aussi un peu de leur force. Le film n’est plus uniquement celui de Mariana Otero mais aussi celui de toute une équipe, inter-générationnelle, qui nous a donné un peu de leur vie.