Vincent, un jeune homme brillant mais refermé sur lui-même, travaille comme bagagiste dans un aéroport et refuse le parcours tracé que lui offraient ses études. Avec son collègue Gérard, Vincent a l’habitude de voler dans les valises avant leur embarquement en soute. Alors qu’il fouille un bagage diplomatique, Gérard meurt brutalement suite à une explosion. Le propriétaire de la valise, un diplomate syrien, récupère le bagage avant de disparaître.
Vincent est alors coincé par la DST qui lui propose un marché : lui éviter la prison et collaborer avec les services secrets français et anglais pour retrouver les hommes impliqués dans l’explosion.
L’enquête conduit Vincent à Londres, qui, sous une fausse identité, essaie de se rapprocher d’un homme d’affaires anglais, Peter Burton, apparemment manipulé par les services secrets syriens. La DST et le MI5 poussent alors Vincent à séduire l’épouse de Burton, Claire, une française au caractère fragile. Vincent se rapproche de la jeune femme et la manipule pour la forcer à collaborer avec le MI5. Déstabilisé par les enjeux de la mission, Vincent va être bientôt rattrapé par ses sentiments.

Note de l’Auteur

[rating:3/10]

Date de sortie : 28 Janvier 2009
Réalisé par Nicolas Saada
Film français
Avec Guillaume Canet, Géraldine Pailhas, Stephen Rea
Durée : 1h39min
Bande-Annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Vincent est un jeune homme diplômé. Un passé trouble et regrettable a fait de lui un vulgaire bagagiste d’aéroport véreux. Son collègue meurt accidentellement sous ses yeux lors d’une banale tentative de pillage de valise. Le souci étant que cette dernière est la propriété d’un diplomate syrien. Vincent est épinglé, un marché s’offre à lui : rendre service à l’état français ou la prison.
Devant ce choix qui n’a rien de cornélien, Vincent est débarqué à Londres sous la houlette des services secrets français et britannique. Filature, manipulation et baisés volés seront de la partie…

Nous sommes donc en présence d’une histoire d’espionnage avec, de manière sous-jacente, une romance des plus hasardeuses entre une femme de criminel en col blanc et un jeune espion arriviste. Tout ça s’annonce plutôt captivant, mais il y a un réel problème : on n’y croit pas une seule seconde !
C’est la première réalisation de Nicolas Saada, c’est un fait. En revanche il n’en est pas à son premier jet d’encre cinématographique (Home Sweet Home, Les Marchands De Sable) et pourtant le scénario se révèle très bancal. Il ne faut pas plus de cinq minutes pour que le héros passe de son statut de monsieur tout-le-monde à celui d’espion, Guillaume Canet maitrise l’art de la filature à la perfection ainsi que toutes les techniques de combats nécessaires à tout bon agent secret. Pourquoi ? Comment ? On ne le saura sûrement jamais, mais ce qui est sûr, c’est que ces petites incohérences viennent s’ajouter à une romance certes touchante mais difficilement crédible.

On se demande vraiment si un jour une femme a vraiment accepté de dire au revoir à son mari, son argent son statut juste pour que justice soit faite.
Le développement de l’histoire se révèle très classique, on attend tout le long du film des rebondissements efficaces, malheureusement ils sont remplacés par une succession de coïncidences douteuses qui aboutissent à un joli petit happy end doux-amer, un tant soit peu surréaliste, qui laisse le spectateur sur sa fin. Même si le casting s’avère de qualité, Pailhas, Canet et Rea fond le minimum syndical. Seul Hippolyte Girardot a l’air d’y croire vraiment. Bref, on est déçu.
À coté de cela il est vrai que Nicolas Saada filme Londres avec beaucoup de style et de simplicité. La musique (pour la petite anecdote elle est signé Cliff Sanchez, ancien batteur des Red Hot Chili Peppers) nous assoit dans une ambiance assez angoissante. Au final, Espion(s) ne sera sûrement pas le film français de l’année mais Saada a du talent, c’est indéniable, alors restons attentifs et ayons confiance en l’avenir.