Gnomeo Et Juliette

Juliette est belle comme le jour et comme tous les Capulet… porte un bonnet rouge.
Gnoméo est brave et comme tous les nains de la famille Montague… porte un bonnet bleu.
Juliette et Gnoméo vont-ils pouvoir vivre leur amour au grand jour sous leur flamant rose en plastique préféré ?
Voici la plus grande histoire d’amour jamais contée… avec des nains de jardin !

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 16 février 2011
Réalisé par
Film anglais, américain
Avec (VF : ), Emily Blunt (VF : ), (VF : ), Jason Statham (VF : Laurent Larcher), Ozzy Osborne (VF : Emmanuel Curtil)
Durée : 1h24min
Titre original : Gnomeo and Juliet
Bande-Annonce :

Un film d’animation qui n’est pas produit par les studios Disney/ (Toy Story 3 et dernièrement) ou par Dreamworks (Dragons et Shrek 4 dernièrement) passe souvent inaperçu et souffre souvent de moyens limités qui se ressentent souvent à l’écran. Bien sûr, des exceptions existent, comme Moi Moche Et Méchant par exemple, mais on pouvait craindre le pire en allant voir qui, s’il est bien distribué par Disney, est une production Touchstone, qui a hérité du projet à cause de la fusion . Seule lueur d’espoir : le réalisateur Kelly Asbury a notamment été scénariste du 1e Shrek et réalisateur du second.

Le premier quart d’heure semble confirmer le pire que l’on pouvait imaginer : des personnages principaux caricaturaux, des gags ultra-enfantins et du bon sentiment bien mielleux… Mais vite débarquent dans l’histoire des références pop-culture pleines d’humour qui viennent donner un coup de fouet pour l’adulte qui visionne ce dessin-animé (la référence à est bien trouvée notamment) et les personnages secondaires, comme la Grenouille par exemple, se révèlent plus déjantés que les principaux. Pour les connaisseurs, quelques références à Shakespeare sont également glissées par ci par là : Othello, The Tempest, etc…

Pour ce qui est de la qualité visuelle du film, l’univers des nains de jardin est assez bien réfléchi avec énormément de touches kitsch et se révèle original et coloré. L’animation en revanche reste un peu en deça des productions récentes des grands studios, bien que certaines scènes comme celle de la course de tondeuses aurait tendance à me contredire. Musicalement, c’est Elton John qui voit ses titres les plus connus adaptés pour l’occasion mais ça reste bien moins omniprésent que dans une production Disney.

Alors, oui, comme prévu Gnomeo Et Juliette ne joue pas vraiment dans la même cour que les productions Disney ou Dreamworks : les ressorts sont très classiques tant de par le traitement enfantin et positif de cette adaptation du Roméo Et Juliette de Shakespeare à un univers de nains de jardin que par les références pop placées pour faire sourire l’adulte dont certaines déjà vues par ailleurs. Mais il faut avouer que, passé le premier quart d’heure, on passe un moment agréable devant ce dessin animé, on rit parfois et finalement on en sort assez satisfait. Bref, un film familial bien adapté aux vacances d’hiver…

Gnomeo Et Juliette