Affiche du film IRON SKY

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, Hans Kammler fait un bond dans la recherche sur l’anti-gravité. De leur base secrète en Antarctique, des vaisseaux nazis sont envoyés sur la face cachée de la Lune, où se trouve la base « Soleil Noir » qui prépare leur retour sur Terre, en 2018.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 18 février 2013 (DVD)
Réalisé par
Film australien , finlandais , allemand
Avec , ,
Durée : 1h29min
Titre original :
Bande-Annonce :

Avec un tel pitch de départ, le film aurait pu directement figurer dans la rubrique « nanar ». Jugez plutôt : des nazis vivants sur la face cachée de la Lune et ce depuis 1945,
préparent leur retour sur terre. C’est sans compter sur le talent du réalisateur et de sa joyeuse bande de potes scénaristes déjantés. Ensemble, ils ont déjà créé ensemble une parodie de : Star Wreck – In the Pirkinning, succès sur la toile et qui a permis de gagner en crédibilité auprès des financiers.
Le métrage sort tout de suite du lot car les effets spéciaux (on parle de 1000 plans truqués) sont très réussis. Digne même d’un blockbuster américain (un budget de 7,5 millions d’euros). Et puis l’histoire fonctionne : une mission de routine américaine visant à exploiter les richesses de la lune se retrouve nez à nez avec ces fameux nazis. L’un des deux est capturé (c’est un modèle noir Américain venu soutenir la campagne électorale de la présidente actuelle). Victime d’un « blanchissement », on le renvoie sur terre auprès d’une fine équipe commandité par le second du Führer (führer interprété au passage par Udo Kier, second couteau habitué au rôle de méchant) afin de la conquérir et de faire dominer la race aryenne.

Hors du contexte, on tournerait dans de la parodie pure du film de SF sans jamais tomber dans le vulgaire ou le politiquement correct (on ne mentionne jamais l’holocauste mais juste les termes de conscience collective comme Walkyrie, walhalla ou Blitzkrieg).
Iron Sky se révèle même être un film d’aventure efficace et surtout cohérent. Il faut le rappeler, la production est nordique : Finlande en tête, avec des fonds de soutiens allemands et australiens. D’ailleurs la ville de New York a été reconstitué à Frankfort pour les extérieurs et le reste a été fait en studio en Australie pour des questions de budget.

À noter que la production a fait appel aussi au système participatif des internautes via les réseaux sociaux. Le site internet officiel n’a pas hésité à dévoiler pas à pas l’avancement du projet.

Photo (1) du film IRON SKY

Hors du contexte, on tournerait dans de la parodie pure du film de SF sans jamais tomber dans le vulgaire ou le politiquement correct.

Mais ce qui fait la richesse du film, ce sont ses dialogues savoureux, comme l’invention de « l’Uber transmetteur Systématique Bilatérale » par ce vieux savant fou, qu’il a sobrement abrégé par « USB », ou encore la scène amusante où 2 gardes feuilletant un magazine de cul indique la tonalité choisie. Et que l’un d’eux dit : « Quand elles ont des poils, là ça fait penser à la moustache de notre Führer bien-aimé ! »

C’est un film qui ne se prend pas au sérieux sur le fond (un gros mélange culturel comme la présidente américaine qui ressemble à l’ex-gouverneur de l’Alaska, Sarah Palin) mais qui soigne sa forme. Un réel plaisir coupable sur une musique de Laibach (groupe de musique industrielle slovène) aux influences wagnériennes (la chanson phare « Under the Iron Sky » est dantesque).
En tout cas on attend le prochain film de Timo Vuorensola avec impatience, puisqu’il est sobrement intitulé J’ai Tué Adolf Hitler.

Photo (2) du film IRON SKY