Affiche du film JASON BOURNE - L'HÉRITAGE

Après les trois films dont Jason Bourne était le héros, on croyait tout connaître de son histoire et de son passé d’agent tueur-malgré-lui. Mais l’essentiel restait à découvrir. Le programme Treadstone dont Jason était le cobaye n’était que la partie émergée d’une conspiration plus ténébreuse, ourdie par d’autres branches du gouvernement et mettant en jeu d’autres agences de renseignement, d’autres programmes militaires, d’autres laboratoires secrets…
De Treadstone est né «Outcome», dont Aaron Cross () est un des six agents. Sa finalité n’est plus de fabriquer des tueurs, mais des hommes capables d’assurer isolément des missions à haut risque. En dévoilant une partie de cette organisation, Jason laissait derrière lui un «héritage» explosif : compromis,
les agents «Outcome» sont désormais promis à une liquidation brutale. Effacés à jamais pour que le «père» du programme, le Colonel Byer () puisse poursuivre ses sinistres activités.
Une gigantesque chasse à l’homme commence, et Cross, devenue sa première cible, n’a d’autre recours que de retrouver et gagner la confiance de la biochimiste d’«Outcome», Marta Shearing (), elle-même menacée de mort…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 19 septembre 2012
Réalisé par
Film américain
Avec Jeremy Renner, Rachel Weisz, Edward Norton,
Durée : 2h16min
Titre original : The Bourne Legacy
Bande-Annonce :

Le scénariste des trois premiers opus de la saga d’espionnage avec , Tony Gilroy, succède ici au réalisateur à la caméra de ce Jason Bourne – l’Héritage, à l’instar d’un Jeremy Renner qui se retrouve au premier plan en lieu et place de ce fameux Jason Bourne. Il garde néanmoins la charge du scénario du film qui ne dépaysera pas les spectateurs avec ses scènes d’action et sa chasse-à-l’homme quasi-permanente, comme l’emploi de certains personnages secondaires des films précédents.

Le personnage interprété par Jeremy Renner reprend dans les grandes largeurs celui de Matt Damon, dans les caractéristiques comme dans la psychologie d’homme traqué et revenchard. On notera son investissement dans ce film avec notamment la réalisation des cascades par lui-même ; et par conséquent un probable affolement du côté de l’assureur de la star montante des films d’action de cette année (, Mission Impossible – Protocole Fantôme). Il est un successeur valable à la tête de cette saga et le reste du casting est d’un niveau fort convenable : Rachel Weisz fait une compagne d’infortune assez crédible tandis qu’Edward Norton joue très bien le chef d’orchestre de la partie adverse même s’il est un peu dommage de le voir simplement cantonné à une salle d’opération militaire.

Photo (1) du film JASON BOURNE - L'HÉRITAGE

Un bon film d’action malgré quelques longueurs. Le changement d’acteur principal n’affecte pas les qualités de la saga Bourne mais son scénario est néanmoins décevant.

Les codes du films d’action sont extrêmement présents, et sans doute un peu trop à vrai dire. On ne s’ennuie pas vraiment durant Jason Bourne – l’Héritage mais certaines scènes sont un peu trop longues comme par exemple la course poursuite aux Philippines ou parfois peu utiles à l’instar de certaines du début dans les montagnes dont on comprend mal l’utilité même le film terminé. De même, le scénario, s’il reste solide, est d’un classicisme indécent et un peu de renouvellement au terme du quatrième opus n’aurait pas été inutile. Malgré des enjeux importants, on a un peu l’impression d’assister à une longue scène d’exposition présentant le nouveau personnage central de la série : compréhensible étant donné la relance de la licence mais cela gâche un peu le plaisir du visionnage une fois qu’une trilogie a déjà été produite sur la même thématique.

Alors, attention, Jason Bourne L’Héritage est un bon film d’action malgré quelques longueurs et le changement d’acteur principal n’affecte pas les qualités de la saga Bourne mais son scénario est néanmoins décevant. La lassitude pour le spectateur connaissant déjà l’un des précédents opus commence à se faire sentir, la faute à un renouvellement finalement peu palpable.

Photo (2) du film JASON BOURNE - L'HÉRITAGE