Affiche du film LE CASSE DE CENTRAL PARK

Quand les employés d’une résidence de luxe en bordure de Central Park découvrent que le milliardaire occupant le penthouse n’est autre qu’un escroc qui les a spoliés de leur retraite, ils fomentent leur vengeance : un casse qui leur permettra de récupérer leur dû. Natif du Queens, Josh Kovaks gère depuis plus de 10 ans un des gratte-ciels les plus luxueux et sécurisés de New York, et rien n’échappe jamais à son œil de lynx. Au sommet de la copropriété, dans l’unité d’habitation la plus somptueuse, réside Arthur Shaw, un magnat de Wall Street qui se retrouve soudain assigné à résidence pour avoir usurpé 2 milliards de dollars à ses actionnaires. Parmi ceux qu’il a mis sur la paille : les employés de la résidence dont il était censé faire fructifier les fonds de retraite.
Avec quelques jours seulement pour réparer l’injustice, Josh et ses compères se tournent vers Slide, une fripouille à la petite semaine qui va les aider à réaliser l’impossible : dérober le butin précieusement gardé dans l’appartement hyper sécurisé de Shaw au nez et à la barbe de l’équipe du FBI, sous les ordres de l’intraitable agent Claire Denham, qui surveille tous les faits et gestes du requin de Wall Street. Nos cambrioleurs improvisés, parmi eux Charlie, le concierge hyper nerveux ; M. Fitzhugh, le courtier déchu ; Dev’Reaux, le liftier novice et Odessa, la femme de ménage belliqueuse, jouissent néanmoins d’un atout majeur : ils connaissent le bâtiment de fond en comble. Sans jamais s’en être rendu compte, ils repèrent les lieux du crime depuis des années.

Note de l’Auteur

[rating:4/10]

Date de sortie : 23 novembre 2011
Réalisé par
Film américain
Avec , , Casey Affleck
Durée : 1h 45min
Titre original : Tower Heist
Bande-Annonce :

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Fut un temps où Brett Ratner était un réalisateur plus que potable dans le sphère hollywoodienne. La trilogie des Rush Hour, ou encore sont là pour l’attester. Malheureusement, c’est quand on pose les yeux sur Le Casse De Central Park que l’on se dit que ce temps est désormais révolu, mort et enterré depuis belle lurette.

Pas un navet en bonne et due forme, cette pseudo comédie avare en rire n’en reste pas moins un film de genre plat et sans saveur qui ne semble au final reposer que sur la popularité de son casting reconnu et reconnaissable. C’est simple, le réalisateur a brassé le casting le plus large possible pour attirer le plus de spectateur possible. Ben Stiller est bien évidement de la partie puisqu’il apparaît dans toutes les comédies bon marché, alias est ici pour payer ses impôts, Casey Affleck devait avoir une dette à effacer… Le plus inquiétant vient d’Eddie Murphy. Absent depuis 2009 après des bouses comme , ou , le pauvre homme, en tentant de renouer avec un succès populaire clairement daté, fait de la peine. Pire, son rôle ne rime à rien et sonne faux du début à la fin. Pathétique et triste à la fois.

Photo (1) du film LE CASSE DE CENTRAL PARK

Un Ocean’s Eleven du pauvre ne possédant ni sa classe, ni son magnétisme, ni même sa bonne humeur communicative.

Quant au scénario, est-il réellement nécessaire de s’attarder dessus ? Bric-à-brac sans une once de personnalité ne possédant pas le moindre rythme, il apparaît comme le fer de lance d’un échec cuisant et inévitable. Le plan du casse semble avoir été piqué à un mauvais nanar, sa mise en scène se résume en un assemblage de séquences sans connexion entre elles (d’où le rythme bâtard de l’ensemble) et le dénouement est simplement le plus ridicule qui soit depuis des années. Il faut avoir de sacrée belle paire de corrones pour oser imbriquer tant de mauvais goût ensemble. Sur ce point, Brett Ratner est clairement un homme plus que couillu.

En résulte un Ocean’s Eleven du pauvre ne possédant ni sa classe, ni son magnétisme, ni même sa bonne humeur communicative. Même le casting ne semble pas y croire plus de trente secondes. Un échec cuisant qui parviendra difficilement à divertir. Peut-être les adolescents y trouveront leur compte, et encore.

Photo (2) du film LE CASSE DE CENTRAL PARK