Dans un futur proche, les nouvelles technologies ont fait évoluer le jeu vidéo. Le principe créé pour le jeu « Les Sims » est appliqué à des êtres humains qui sont manipulés par des joueurs en ligne. Le milliardaire Ken Castle a créé le divertissement ultime : « Slayers », un jeu vidéo dans lequel des condamnés à mort, guidés à distance par des joueurs en ligne, s’entretuent lors de combats diffusés sur les écrans du monde entier.

S’ils survivent à 30 épreuves, ils retrouveront leur liberté.

Kable, téléguidé par Simon, un ado fan de réalités virtuelles est aujourd’hui la star du jeu. Mais Kable ne s’appartient pas : arraché à sa famille, emprisonné et forcé à combattre contre sa volonté, ce gladiateur des temps modernes doit survivre assez longtemps pour s’échapper du jeu et regagner sa liberté…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]


Date de sortie : 09 septembre 2009
Réalisé par , Brian Taylor
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h 36min
Bande-Annonce :


Ultimate Game – Bande-annonce VF
envoyé par baryla. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

Quand on va voir un film comme au cinéma, on sait à quoi s’attendre : un film d’action à outrance dopé à la testostérone grâce à la présence réglementaire d’acteurs tous plus bodybuildés les uns que les autres, un long-métrage auquel il ne faut pas demander davantage que des cris, des morts et de la sueur en veux-tu en voilà.

Le film des déjantés Mark Neveldine et Brian Taylor, que l’on a pu découvrir dans et sa suite, n’échappe pas à cette règle, en témoigne la scène d’ouverture époustouflante qui nous entraîne dans un champ de bataille où les explosions fusent, les corps explosent de partout, éclaboussant la caméra d’hémoglobine, qui n’est pas sans rappeler dans certains aspects la scène d’ouverture d’anthologie de .

Aucune surprise donc dans la forme de Ultimate Game puisque la suite du film suit le même schéma : de l’action, encore de l’action, toujours de l’action saupoudrée ici et là par une musique assurément Hard Rock et un univers maitrisé de toutes parts qui nous scotche à notre fauteuil, nous noyant dans notre propre adrénaline jusqu’à la toute dernière seconde.

Là où Ultimate Game arrive à tirer son épingle du « jeu », c’est assurément dans sa forme. Le film traite avec plus ou moins de subtilité du monde virtuel qui devient de plus en plus important de nos jours et en dresse une critique des plus cinglantes.

Le film remet indiscutablement en cause ce monde de fantasme où l’individualisme a pris le dessus sur la solidarité, un monde où le mensonge règne puisque Ultimate Game met l’accent sur une notion très importante qui a suscité nombres d’interrogations : Qui se cache réellement derrière l’écran ? Une scène à la fois hilarante et écœurante où l’on voit un être dégoutant, obèse et sadique (le stéréotype à l’état brut du gars qui ne sort pas de chez lui), se fait passer pour une bombe atomique derrière l’écran.

Prophétique ou non (seul l’avenir nous le dira), Ultimate Game est le constat alarmant et attristant d’un monde en déclin, résultat logique de la prolifération des sites communautaires sur la toile nous coupant de la réalité et nous enfermant dans une bulle néfaste et malsaine.

Si c’est ça le monde de demain, autant arrêter de suite…

Niveau casting, si Gerard Butler endosse avec aisance ce rôle de des temps modernes, la véritable performance nous vient de notre cher Michael C. Hall, plus connu pour son rôle de policier tueur en série dans la série désormais mythique du doux nom de Dexter.

Pour sa deuxième apparition sur grand écran après Paycheck, l’acteur endosse le costume d’un mégalo sous acide en permanence digne d’un méchant de . Chacune des ses apparitions vaut réellement le coup d’œil tant la psychologie tordue du personnage est bien exploitée. L’acteur fait mouche à chaque nouveau plan, donnant tout son sens au film et piquant la vedette à Gerard Butler. Après cette performance, il est fort probable que nous le reverrons très prochainement sur grand écran.

Au final et avec un peu de recul, Ultimate Game n’est peut-être pas la révolution que l’on essayait de nous vendre (publicité oblige), ni du même gabarit que , et autres Existenz, mais il n’en reste pas moins un très bon film d’action ultra-référentiel un brin prophétique qui ravira tous les fans d’un genre en manque d’inspiration et de renouveau depuis quelques années maintenant.