Un triangle amoureux, un road-trip, un trauma familial… des ingrédients pas particulièrement originaux sur le papier. Et pourtant ! MOON DOGS regorge d’inventivités et de détails savoureux en apparence anecdotiques, mais qui révèlent les personnages et leurs relations au fil de l’histoire.

Acceptant d’aider son beau-frère pour un concert, où “il n’aura qu’à presser un bouton”, Michael (Jack Parry-Jones) va tomber de haut. De quoi ruiner ses plans avec sa jolie copine, partie à Glasgow pour étudier à la fac. Peut-être par culpabilité, peut-être pour des buts plus personnels, son beau-frère Thor (Christy O’Donnel) va le suivre dans une grande aventure pour la retrouver. En chemin ils rencontrent très vite Caitlin (Tara Lee) qui va les faire dérailler de leur programme.

Image issue de Moon Dogs

D.R.

En regardant MOON DOGS on se dit que les scénaristes Raymond Friel et Derek Boyle savent parfaitement où ils vont et en même temps se laisse la liberté d’écarts qui donnent tout le sel à leur scénario. On a vraiment l’impression d’assister à des sorties de route, qui renforcent le plaisir inhérent aux situations comiques. Avec Philip John à la réalisation (premier long métrage au cinéma, mais déjà réalisateur pour Being Human à la télé et autres séries) on garde à la fois les pieds sur Terre pendant un long moment avant de virer dans des instants loufoques, érotiques ou magiques. Mais tous ces talents ne seraient pas grand chose sans la performance des trois acteurs, véritable clef de voûte de MOON DOGS. Touchants, drôles et séduisants, ils donnent chacun envie de croire à une brillante carrière malgré leur jeune âge. On ne sait pas quels conseils Philip John leur a donné, mais ils sont dans le relâchement et la complicité. Le mot alchimie n’est vraiment pas galvaudé pour l’occasion, car avec des ingrédients anodins, le plomb se transforme ici en or.

Thoma Coispel

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[DINARD] MOON DOGS

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