Tandis qu’une brume étrange semble envelopper une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans un supermarché, en compagnie d’autres habitants terrorisés. David ne tarde pas à s’apercevoir que le brouillard est peuplé d’inquiétantes créatures…
Leur seule chance à tous de s’en sortir consiste à s’unir. Mais est-ce possible quand on connaît la nature humaine ? Alors que certains cèdent à la panique, David se demande ce qui est le plus effrayant : les monstres qui rôdent dans la brume ou ses semblables réfugiés dans le supermarché ?

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 27 Février 2008
Réalisé par Frank Darabont
Film américain
Avec Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Laurie Holden,…
Durée : 2h00
Bande-annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Le point fort de Darabont est de nous entraîner dans un film qui se veut « réaliste », puis soudain de faire surgir le fantastique et l’horreur dans ce quotidien. Darabont distille parfaitement le suspense entourant cette mystérieuse brume envahissant une petite ville du Maine, limitant son champ d’action à un supermarché pendant les ¾ du film: l’effet huis-clos permettant à la paranoïa d’envahir les personnages du film et de « piéger » le spectateur dans l’intrigue.

La psychologie des personnages est bien étayée: notamment celle de David Drayton (Thomas Jane, grandiose) qui, d’une personnalité plutôt effacée devient un véritable leader dans l’adversité accomplissant de véritables actes de bravoure voire totalement désespérés. L ‘acteur nous fait passer par toute une palette d’émotions et nous permet d’avoir une réelle immersion dans le film.
Le personnage de Madame Carmody (Marcia Gay Harden) est son némésis : elle-aussi d’une personnalité en retrait devient un leader aiguisant la paranoïa des autres protagonistes en faisant des prédictions apocalyptiques et son statut de leader « dictateur » lui confère le droit de vie ou de mort sur les autres protagonistes. Madame Carmody est une menace intérieure qui s’immisce parmi les survivants. La puissance de son aura est telle que les diverses créatures , décimant sans pitié les survivants, l’épargnent curieusement, ce qui renforce son discours sur la vengeance divine.

Les effets spéciaux de The Mist mettant en scène les créatures sont assez impressionnants. De la créature tentaculaire du début, aux insectes géants, aux « ptérodactyles » affamés de chair fraîche, aux araignées cracheuses d’acide : tout ce bestiaire participe à l’ambiance horrifique du film nous projetant vers une fin du monde apocalyptique. Les créatures sont certes imparfaites mais n’en demeurent pas moins efficaces et participent pleinement à la réussite de The Mist.

Adapter Stephen King n’est pas une chose aisée tant l’univers de l’auteur est riche et compliqué à mettre en images. Fort est de constater qu’après deux incursions réussies dans le genre (Les Évadés et La Ligne Verte), Frank Darabont a une fois de plus relevé le défi avec brio. The Mist, tout en étant fidèle à la nouvelle d’origine, s’en détache pour nous livrer un final bien plus bouleversant et cruellement pessimiste que l’original (et toute personne qui a lu King sait que le monsieur n’est déjà pas très coutumier des Happy End !).
The Mist, en plus d’être une excellente adaptation de Stephen King, est un excellent film d’horreur dont le final traumatisant ne peut laisser personne indifférent. Une réelle bonne surprise qui redore le blason des adaptations du « maître » souvent ratées.