Remise en contexte:
, c’est une franchise datant de 1996 et de l’époque PS1. Un jeu d’aventure reprenant les grandes lignes d’Indiana Jones, et une petite révolution à l’époque: des graphismes impressionnants (lol) un mélange d’environnements ouverts quon était libre d’explorer, le dépaysement, les énigmes, et une pointe de fantastique.
Le gros plus, était le personnage qu’incarnait le joueur, la plantureuse et charismatique Lara Croft.

La série de jeux-vidéos Tomb Raider, c’est 5 épisodes sur PS1, de qualité similaire mais exploitant tous exactement la même formule, un sixième épisode réussi sur PS2, décevant sur PC, une nouvelle trilogie sur la génération suivante marquant un renouveau du gameplay, mais une difficulté revue à la baisse; quelques déclinaisons portables entre hommage et actualisation, deux spin-off très sympathiques lorgnant du coté du Beat-em-all, et enfin, le grand reboot sujet de cette news, TOMB RAIDER.

Tomb Raider 1996 - Tomb Raider 2013

de Tomb Raider 1996 à Tomb Raider 2013

 

TOMB RAIDER et l’inconscient collectif

Entre le premier jeu, Tomb Raider (1996), et mars 2013 – sortie de TOMB RAIDER, il s’est passé un nombre conséquent de choses.
Déjà, plusieurs jeux vidéos. 14, sans compter les portages de qualités variable. Ensuite, son héroïne Lara Croft a été personnifiée – partie intégrante de la communication d’ (puis ) autour du jeu. Natalie Cook, Rhona Mitra, Vanessa Demouy, Nell McAndrew, Lara Weller, Lucy Clarkson, Jill de Jong, Karima Adebibe, Alison Caroll, et Camilla Luddington ont ainsi prété leur plastique pulpeuse à divers shows, pour vendre le jeu et/ou ses nombreux produits dérivés. Évidemment, l’égérie la plus marquante fut Angelina jolie, via les 2 (mauvais) films de Simon West & Jan de Bont.

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En fait, le jeu est rentré dans l’inconscient collectif, ce qui signifie qu’il a inspiré autant d’œuvres, que lui même est inspiré d’autres.
On a déjà cité Indiana Jones pour les influences. On pourrait également citer Carpenter, pour son Jack Burton… Puis parce que Big John est le point zéro, lorsqu’il s’agit d’inconscient collectif (ciné, littérature, jeu-vidéo, musique)
L’ héritage de Tomb Raider, c’est d’abord d’avoir contribué à mettre en avant cette image de femme intelligente, indépendante, sans-peur … Même si on réalise que le personnage initial relève plus du fantasme geek que d’une quelconque ambition féministe.
Puis, en termes d’œuvres culturelles, sa descendance la plus évidente est le jeu vidéo Uncharted.
Celui ci revenant au personnage masculin, mais reprenant les thèmes de la série : action, exploration, énigmes.
Seulement, Uncharted frappa un grand coup avec son deuxième opus, assénant au monde du jeu-vidéo une claque graphique doublée d’une mise-en-scène ultra-spectaculaire reproduisant et rivalisant avec celle du cinéma, notamment celui de Steven Spielberg. #Ouroboros.

Parallèle Uncharted Tomb Raider

TOMB RAIDER, le reboot.

On en arrive à TOMB RAIDER, débarquant après trois épisodes d’Uncharted, ayant redéfini le genre.
Cette mouture de 2013 est ainsi un jeu hybride, piochant de nombreux éléments dans Uncharted, notamment sa mise-en-scène scriptée et spectaculaire… Mais cherchant à proposer une ambiance de survival (voire même horrifique), en redéfinissant l’héroïne Lara Croft par l’intime, la psychologie et l’émotion en lieu et place du fantasme féminin initial.
Le problème du jeu réside justement l’opposition entre son ambiance et sa mise-en-scène… L’une nécessitant une certaine mise-en-place via l’exploration, le scénario et quelques traumatismes, lorsque l’autre vise clairement à  plus « ultra-spectaculaire » que l’ « ultra-spectaculaire ».’ Une proportion lorgnant du coté du 30/70 qui donnait un aspect grand-guignol au jeu. Le gameplay est quant à lui également hybride, bien qu’il s’agisse plus de complémentarité que d’antagonismes. Il se compose donc d’emprunts à , mais également à l’excellent Far Cry 3 (sorti fin 2012) et par extension, aux A-RPGs en général.
TOMB RAIDER était ainsi très plaisant à jouer, mais ne fonctionnant jamais comme un tout – provoquant un certain malaise chez le joueur, ne sachant jamais s’il devait profiter de cette outrance ou s’impliquer émotionnellement.
On citera, à titre d’exemple d’adéquation vidéo-ludique réussie entre émotion et action, The Last of Us du même studio qu’Uncharted, Naughty Dog.

tomb Raider

TOMB RAIDER, reboot du film et film du reboot… Wait whaaat ?

Le succès d’une oeuvre amenant toujours les producteurs hollywoodiens à réfléchir à une adaptation cinématographique (cf Assassin’s Creed)… Un film est évidemment envisagé, suite aux résultats convaincants de TOMB RAIDER au « box-office » (6 millions d’exemplaires vendus sur 5 plateformes). Peu d’informations sur ce reboot du film du reboot, si ce n’est qu’il sera écrit par Evan Daugherty, responsable (et on pèse nos mots) des scripts de T.M.N.T., ou Divergente.
Un choix qui peut évidemment être bénéfique comme préjudiciable, en fonction de l’attachement de ce scénariste à la série… Car c’est là, la solution d’une adaptation réussie: associer la vision cinématographique d’un auteur, à une compréhension totale de l’oeuvre – à la fois du point de vue du joueur, que du spectateur.
Chose que peu de films ont réussi, excepté à mon sens, le Silent Hill de Christophe Gans (La Belle et la Bête) adapté par Roger Avary (Pulp Fiction), ou dans une moindre mesure, le très hybride Final Fantasy – Les créatures de l’esprit.
Dans le cas de TOMB RAIDER, c’est encore plus compliqué. La série ayant évolué du combo exploration/énigmes/action, vers le uncharted-like glauque… Il ne faudra pas, à l’instar de Simon West/Jan de Bont et Angie, capitaliser sur l’image glamour de l’héroïne ou céder à la tentation du divertissement calibré. Il faudra au contraire viser l’interaction, retrouver l’énergie « Spielberg » par la mise-en-scène, re-créer un personnage fort, et surtout, surtout… Ne pas négliger les avis des joueurs !

À SUIVRE !