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[critique] Festen

Tout le monde a été invité pour les soixante ans du chef de famille. La famille, les amis se retrouvent dans le manoir d’Helge Klingenfelt. Christian, le fils aîné de Helge, est chargé par son père de dire quelques mots au cours du dîner, sur sa soeur jumelle, Linda, morte un an plus tôt. Tandis qu’au sous-sol tout se prépare avec pour chef d’orchestre Kim, le chef cuisinier, ami d’enfance de Christian, le maître de cérémonie convie les invités à passer à table. Personne ne se doute de rien, quand Christian se lève pour faire son discours et révéler de terribles secrets.

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 23 décembre 1998
Réalisé par Thomas Vinterberg
Film suédois, danois
Avec Henning Moritzen, Ulrich Thomsen, Thomas Bo Larsen
Durée : 1h45min
Titre original : Festen
Bande-Annonce :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x101yh_festen-bande-annonce[/dailymotion]

A l’occasion de la deuxième édition du Festival de Cinéma Européen des Arcs et de la présence de Thomas Vinterberg comme président du jury, Festen est de nouveau projeté en salle. Une occasion de découvrir ou de revoir ce chef-d’œuvre. Festen avait déjà été remarqué en 1998 au Festival de Cannes et avait remporté par la même occasion le prix du Jury.

Le travail sur l’image y est remarquable. Certains pourront le trouver désagréable, pourtant il sert parfaitement le scénario. La caméra est toujours au plus proche des personnages, souvent en gros plan. Parfois elle semble entraver leurs mouvements ; elle s’impose alors comme une invitée à cette soirée. Les cadres sont souvent emportées par un mouvement de panique, d’angoisse et de stress. Si elle se calme, c’est pour proposer un point de vue inquiétant, celle peut-être d’un autre regarde. Difficile de ne pas imaginer que cette sœur, récemment suicidée, observe ce conflit familial.

Une sœur qui finalement n’est pas réellement morte. Helene, la seconde sœur, parle de fantôme. Elle décrypte le jeu de piste que la défunte avait inscrit dans la salle de bain avant son acte mortel. Les deux sœurs communiquent encore. Helene se fera aussi la voie de la morte en lisant en public la mystérieuse lettre d’adieu. Finalement, ce personnage absent devient rapidement le protagoniste principal dans ce film.

Tout une haute société et son habitude festive en compagnie d’un maître de cérémonie est ici décrite. L’hypocrisie est bien évidemment de mise. La dignité, un concept incontournable. Il faut rester digne même lorsqu’un voile sombre est jeté sur une famille à cause de la pédophilie d’un père et de l’ignorance feinte de la mère. La franc-maçonnerie est subtilement évoquée, juste une fois. Cette soirée est représentative de ces codes à respecter.

Il est exact que la qualité de l’image fait défaut, notamment la photographie de ce long-métrage. Gênante au début pour ceux qui sont habitués à la perfection des plans de certains films, mais finalement ce défaut technique ne renforce-t-il pas l’imprégnation du spectateur dans ce film ? Un tel drame, une telle famille, un tel mouvement de panique et de tension ne peut pas être décemment filmé magistralement !

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CyrilTesteLePlusBeau
CyrilTesteLePlusBeau
Invité.e
25 janvier 2019 9 h 01 min

L’adaptation de Cyril Teste dans une performance filmique de ce film, est bouleversante.

Vincent
Vincent
Membre
15 décembre 2010 13 h 11 min

Film numero 1 du mouvement ‘Dogme95’ lance conjointement par Von Trier et Vinterberg, avec ses codes bien precis! Grand moment de poesie ripailleuse du monde embourgeoise scandinave!

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