[critique] SUMMER OF BLOOD

Wyzman Rédacteur depuis le 31.10.2013
Mise en scène
3
Scénario
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Casting
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Photographie
4
Musique
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Note des lecteurs0 Note
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[dropcap size=small] »E[/dropcap]rik Sparrow a un bon boulot et une relation de couple stable, mais est ce qu’il le mérite vraiment ? Sans doute pas. Quand sa copine le demande en mariage, il n’a pas le bon sens d’accepter. A partir de là, sa vie bascule ; sa copine le largue et Erik commence à désespérer. Une nuit, il rencontre Gavin, un énigmatique inconnu qui lui demande s’il veut mourir. Erik accepte et se réveille le lendemain matin, transformé. Il se sent plus fort et plus confiant, mais il est assaillit par d’horribles douleurs à l’estomac qu’une seule chose peut calmer… le sang ! » On l’attendait le film qui allait fortement nous décevoir pendant cette nouvelle édition du Champs-Elysées Film Festival. Eh bien avec SUMMER OF BLOOD, Onur Tukel ne s’est pas raté. Sorte de Woody Allen nouvelle génération, le réalisateur turc livre ici un film à l’égocentrisme malsain et malheureusement assumé, une œuvre dont on se passerait bien, un machin que l’on aimerait vite oublier.

« Un désastre, une catastrophe, une déception. »

Le premier désagrément occasionné par SUMMER OF BLOOD, c’est évidemment la surprésence à l’écran d’Onur Tukel. Acteur principal, réalisateur, scénariste et monteur de SUMME OF BLOOD, il est de tous les plans, de tout le film, de tout le désastre. Car oui, nous pouvons ici parler de désastre. Si le côté névrosé du personnage qu’il interprète rappelle rapidement Cate Blanchet dans le dernier film de Woody Allen (BLUE JASMINE), on réalise rapidement que l’incessant flot d’Erik Sparrow n’est là que pour palier à un manque évident d’idée au niveau du scénario. Absolument ridicule, l’idée de mêler le blabla d’un quarantenaire sans intérêt à une intrigue vampiresque se révèle des plus saugrenue et affligeante. Autant pour le personnage principal que pour les spectateurs. En faisant s’enchaîner des scènes sans aucune saveur, on se demande sans cesse où le réalisateur veut en venir. Alors oui, nous avons tous compris que son personnage principal, et lui-même pas analogie, souffrent d’un problème face à l’engagement. Mais était-il vraiment nécessaire de nous infliger 86 minutes absolument creuses juste pour ça? J’en doute. Par chance, Onur Tukel a eu le tact de mettre, par moments, quelques répliques cinglantes et jubilatoires. Mais cela ne rattrape malheureusement pas les innombrables erreurs déjà commises. Parmi elles, des plans mal coupés, des acteurs insipides, une intrigue abracadabrante, un travail de photographie inexistant et une musique plombante.

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Parce que l’on a conscience que nombreux sont ceux qui apprécieront cet objet filmique non identifié, il convient de rappeler que le cinéma, comme tout art, est hautement subjectif. Mais même sans être fan des personnages de névrosés façon Woody Allen ou des films d’horreur au sens large, il faut reconnaître que ce SUMMER OF BLOOD est empli de faux pas, indigeste, horripilant et tout simplement chaotique. S’il avait été amputé de toute sa deuxième partie, le résultat aurait été plus appréciable. En s’acharnant sur les problèmes raciaux et sexuels de son personnage principal, Onur Tukel ennuie et agace autant qu’il impressionne par sa prétention. Dommage.

[divider]CASTING[/divider]
Le champs-Élysées Film Festival 2014

Titre original : Summer of Blood
Réalisation : Onur Tukel
Scénario : Onur Tukel
Acteurs principaux : Onur Tukel
Pays d’origine : Etats-Unis
Sortie : PROCHAINEMENT
Durée : 1h26mn
Distributeur : New Europe Film
Synopsis : Erik Sparrow a un bon boulot et une relation de couple stable, mais est ce qu’il le mérite vraiment ? Sans doute pas. Quand sa copine le demande en mariage, il n’a pas le bon sens d’accepter. A partir de là, sa vie bascule ; sa copine le largue et Erik commence à désespérer. Une nuit, il rencontre Gavin, un énigmatique inconnu qui lui demande s’il veut mourir. Erik accepte et se réveille le lendemain matin, transformé. Il se sent plus fort et plus confiant, mais il est assaillit par d’horribles douleurs à l’estomac qu’une seule chose peut calmer… le sang !

[divider]BANDE-ANNONCE[/divider]

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