Brillant expert scientifique du service médico-légal de la police de Miami, Dexter Morgan est spécialisé dans l’analyse de prélèvements sanguins. Mais voilà, Dexter cache un terrible secret : il est également tueur en série. Un serial killer pas comme les autres, avec sa propre vision de la justice.

Note de l’Auteur

[rating:9/10]


Saison : 3
Nombre d’épisodes : 12
Format : 52 minutes
Date de 1ère diffusion en France : 17 mai 2007
Création : James Manos Jr
Avec Michael C. Hall, Jennifer Carpenter, James Remar
Bande-annonce :

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Troisième saison des aventures de notre antihéros préféré Dexter qui ne démérite pas pour cacher son terrible secret auprès de ses proches tout en continuant à assouvir ses pulsions les plus noires. Cette troisième saison prend une tournure différente des deux autres précédentes en incorporant le principe de l’amitié et en le poussant à l’extrême. Ainsi donc, ce psychopathe au grand cœur fera la rencontre d’un ami improbable, Miguel Prado, auquel il livrera ses penchants pour la chair fraiche. S’en suivra une relation ambiguë entre les deux hommes qui se terminera en apothéose.

Si l’intrigue secondaire tournant autour d’un mystérieux tueur prenant plaisir à découper les gens en fine lamelle est intéressante, elle commence à tourner un peu en rond. Les scénaristes ont repris les grandes lignes de la première saison et l’on peut éprouver une légère sensation de frustration envers cette répétition. C’est sans doute pour cette raison que de nombreux fans classèrent cette saison comme la plus mauvaise des quatre.

Néanmoins, les seconds rôles gagnent en psychologie et ne se résument pas en de simples ombres gravitant autour du monde de Dexter. Chacun a un réel bagage qu’il traine à ses côtés, chacun a une identité propre. C’est sans doute sur cet aspect que Dexter puise sa force. La série étant centrée sur un seul personnage, la crainte d’assister à un spectacle creux et à des situations érigées dans le seul but de remplir du vide pouvait émerger au sein des esprits. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas le cas ici et l’on remercie les scénaristes de nous offrir un travail de qualité ne cessant de fleurir au fil des épisodes.

Au final, quoiqu’en disent les critiques, cette troisième saison est peut-être la plus forte, psychologiquement parlant, des trois. Dexter, magnifiquement interprété par un Michael C. Hall possédé par son rôle (son faciès est captivant à décrypter et ferait un très bon cas d’étude pour Tim Roth dans Lie To Me), gagne en noirceur et en profondeur en découvrant qu’il peut éprouver de vrais sentiments envers les Hommes. S’en suivra de longs monologues croustillants qui font tout le charme de cette série.

Qualifier Dexter de chef-d’œuvre absolu serait un peu prétentieux (il faudra pour ça attendre le dénouement qui est une épreuve à double tranchant pour bien des séries) mais la propulser au rang des meilleures séries du vingt-et-unième siècle serait absolument juste et approprié. Espérons qu’elle poursuive sur cette lancée.