David Ayer est vraiment le spécialiste des rapports musclés et virils. Après avoir œuvré dans un premier temps en tant que scénariste il a su prouver très vite son talent de réalisateur dès sa première réalisation : Bad Times.
Très attaché aux ambiances urbaines (son enfance à South Central plane sur ses films), il aime être au cœur de l’action (Au bout de la nuit, End of Watch, Sabotage…) et retranscrire cette violence qui se dégage dans les quartiers de la ville de Los Angeles. Sa ville phare.

Avec Fury il s’aventure de nouveau sur le terrain du film de guerre avec ici comme toile de fond la fin de la seconde guerre mondiale; adoptant le point de vue des chars d’assaut au lieu des troupes (plus commun). Et surtout son équipe soudé autour de « WarDaddy » (le personnage interprété par un méconnaissable). C’est donc sa deuxième excursion après avoir signé le scénario de l’excellent film U-571 (sur le début du conflit WW2 et l’entrée en guerre des USA). Après les sous-marins et son ambiance claustro voici donc les tanks. Une sorte d’allégorie de la mort circulant en effet tel un cercueil sur chenilles. Ces hommes ont beau venir de plusieurs régions et groupes ethniques,ils sont voués à une mort certaine surtout avec la technologie allemande bien supérieurs en robustesse et armements.

FURY

© Sony Pictures Home Entertainment

Le réalisateur montre le réalisme et la barbarie de cette guerre de manière sobre, sans trop d’artifice. L’atrocité des combats est décrite de manière forte et poignante. Par quelques scènes admirables et sortant surtout du lot, le réalisateur fait preuve d’un véritable talent de mise en scène. Comme le siège à la fin où les occupants du tank « Fury » se retrouvent seuls contre toute une armée de SS ou encore la scène dans la ville totalement détruite où quelques allemands (surtout des femmes) essayent tant bien que mal de continuer de vivre dans ce conflit qui touchent vraiment tout le monde.

”Fury est un film de guerre solide et violent qui tant à devenir un classique du genre.”

Ainsi Fury s’impose vraiment à devenir un classique du film de guerre par ces choix de réalisation et son discours qui tant à privilégier l’espoir et la conciliation du conflit. En aucun cas le film ne se terminera sur le traditionnel texte explicatif du genre : les alliés ont gagné cette guerre, l’Allemagne a fini par capituler… A la place un choix subtil avec des images d’archives sous fond rouge qui défilent sous l’excellente partition de Steven Price (déjà auteur de l’excellent score de Gravity). Une autre idée de mise en scène qui glace le sang et renvoie aux atrocités. Un final sobre et solide qui confirme tout le talent de .
Une chose est sure on a hâte de voir son Suicide Squad.

critique de Maxime sur Fury

CASTING
Titre original :
Réalisation : David Ayer
Scénario : David Ayer
Acteurs principaux : Brad Pitt, ,
Pays d’origine : USA
Sortie salle : 22 octobre 2014 (FRANCE)
Durée : 2h14mn
Distributeur : Sony Pictures Home Entertainment
Synopsis : Avril 1945. Les Alliés mènent leur ultime offensive en Europe. À bord d’un tank Sherman, le sergent Wardaddy et ses quatre hommes s’engagent dans une mission à très haut risque bien au-delà des lignes ennemies. Face à un adversaire dont le nombre et la puissance de feu les dépassent, Wardaddy et son équipage vont devoir tout tenter pour frapper l’Allemagne nazie en plein cœur…

Interdit aux moins de 12 ans

BANDE-ANNONCE
LE BLU-RAY (Édition boîtier SteelBook)

Fury Blu-Ray


Sortie : 23 février 2015
Editeur : Sony Pictures Home Entertainment
Distributeur : Sony Pictures Home Entertainment
Nombre de disque(s) : 1
Format : BD-50 (SteelBook)
Boîtier : Blu-ray Disc
Bitrate : –
Authoring : –
Format vidéo : SCOPE 1080p (16/9)
Zone : B
Standard : –
Image : Couleurs
Audio : DTS-HD 5.1 Anglais/ Français et DOLBY DIGITAL 5.1 Russe et Ukrainien
Sous-titres : Français et Anglais (+12 autres langues)
Sourds et malentendants : Anglais
Suppléments :
– Plus de 50 minutes de scènes additionnelles et inédites
– Journal de combat du réalisateur
– « Soldats blindés » : les vrais hommes dans les Shermans
– « Mater la Bête » : comment conduire, tirer et bombarder dans un blindé de 30 tonnes
– Photothèque
– « Frère de sang » : l’équipe et les acteurs parlent du tournage

Transfert HD proche de la perfection qui restitue bien les conditions de tournage sur pellicule. Niveau son c’est parfait également. On recommande le boitier steelbook pour les collectionneurs.