Alors que Nick et ses amis s’apprêtent à s’amuser devant une course automobile, celui-ci a une prémonition horrifiante : un terrible concours de circonstances fait voler en éclat une voiture de course, projetant des débris enflammés qui achèvent brutalement ses amis et fait s’écrouler sur lui une rangée des tribunes. En proie à la panique, Nick parvient à convaincre sa copine Lori et leurs amis Janet et Hunt de quitter les tribunes seulement quelques secondes avant la réalisation de son effroyable vision…

Persuadé d’avoir échappé à la mort, le groupe d’amis semble avoir une seconde chance, mais malheureusement pour Nick et Lori, ça ne fait que commencer. Alors que ses prémonitions se poursuivent et les survivants commencent à moirrir les uns après les autres – de façon de plus en plus brutale – Nick doit trouver le moyen d’échapper à la mort une fois pour toute, à moins d’atteindre, lui aussi, sa destination finale.

Note de l’Auteur

[rating:3/10]


Date de sortie : 26 Août 2009
Réalisé par David R. Ellis
Film américain
Avec Bobby Campo, Shantel VanSanten, Nick Zano
Durée : 1h 30min
Bande-Annonce :


Destination Finale 4 (3D) – Bande-annonce VF
envoyé par baryla. – Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

Pas besoin de vous faire un roman du pitch que tout le monde commence à connaître en trois films maintenant : un jeune homme ou une jeune femme a une miraculeuse prémonition avant un drame qui coutera la vie à lui et ses amis. Évitant ainsi le drame, tous se croient sauvés mais c’était sans compter sur la grande faucheuse qui rode désormais autour de nos chers adolescents.

Rien de bien innovant donc avec ce quatrième volet qui suit au millimètre près cette même ligne directrice. Après un crash d’avion, un accident de la route et un déraillement de manège dans les opus précédents, les scénaristes nous embarquent désormais sur un accident de Nascars aux conséquences terribles.

L’intérêt des Destination Finale n’aura jamais été le jeu grandiose de ses acteurs qui semblent tout droit sortit de l’industrie McDo et qui ne semblent pas savoir ce que le mot acteur signifie réellement, ni son histoire somme toute banale et déjà-vu. Non, ce qui est intéressant dans cette franchise, c’est l’engrenage qui se met en place pour tuer nos jeunes écervelés. Les deux premiers volets étaient malsains au possible, témoignant d’un réel travail de la part du réalisateur et des scénaristes pour nous embarquer dans ce jeu de dominos grandeur nature. Le troisième était tout simplement un pur produit marketing se reposant uniquement sur le succès de ses ainés (une bien belle escroquerie !) et ce dernier volet ne fait qu’agrandir un peu plus l’indignation des fans de la première heure.

Le charme des deux premiers volets s’est volatilisé en même temps que la crédibilité des effets spéciaux : ces derniers sont d’un pathétique incompréhensible puisqu’on n’aurait pas fait mieux avec de la patte à modeler périmée. C’est à se demander où est passé l’argent investit dans le film ? Et bien la réponse est dans la 3D ! C’est évident, quand on n’a plus rien à apporter de créatif à une franchise qui s’essouffle, on essaie tant bien que mal d’attirer les foules avec une escroquerie bien dissimulée. C’est chose faite avec la 3D.

A l’image de Meurtres A La St-Valentin qui utilisait également ce procédé à la mode, Destination Finale 4 l’utilise très maladroitement. Rien n’est crédible, rien ne tient la route, on se croirait dans une énième série Z sauf qu’a contrario, ici rien n’est volontaire. Les différents effets sont d’un grossier inimaginable et il faudrait vraiment avoir bien moins de 15 ans (et encore je vise assez large) pour ressentir autre chose qu’un engourdissement du à l’endormissement progressif qui nous gagne pendant toute la durée du film (heureusement qu’il ne dure qu’une heure et quart si on enlève le générique de fin !).

Alors au final, qu’y-a-t-il de positif à garder dans ce quatrième et dernier volet je l’espère, et bien pas grand-chose ! Le film rejoint haut la main la devise du « aussitôt vu, aussitôt oublié » qui est la marque de fabrique de ces divertissements pop-corn fades et sans saveurs plus risibles qu’haletants dans leur ensemble, qui paraissent grandioses sur le papier mais terriblement inoffensifs une fois la projection commencée.

Ce Destination Finale sombre dans la caricature outrancière de ses ainés et n’aspirent à rien d’autres que l’énervement et l’aberration d’un spectateur découvrant bien malgré lui qu’il a encore une fois été pris pour un c**.