Bien que scénariste de l’adaptation cinématographique de son roman en 1986 avec le film éponyme HEAT (réalisé par Dick Richards avec Burt Reynolds), l’écrivain américain William Goldman, à qui l’on doit notamment les scénarios de BUTCH CASSIDY ET LE KID, MARATHON MAN, LES HOMMES DU PRÉSIDENT ou encore de MISERY, récidive 28 ans plus tard en rédigeant une seconde adaptation intitulée cette fois-ci WILD CARD. Rebaptisé JOKER en France, le film est à l’affiche depuis le 14 janvier 2015.

Jason Statham se retrouve pour la troisième sous la caméra du réalisateur Simon West puisque le duo s’est déjà illustré par le passé avec les films LE FLINGUEUR et EXPENDABLES 2. Ici notre badass british préféré se glisse sous la peau de Nick Wild, un ancien marine reconverti dans la protection rapprochée de clients fortunés. Résidant à Las Vegas et très porté sur le jeu, il rêve pourtant de quitter cette ville pour mener un train de vie plus paisible. Mais quand Holly (Dominic Garcia-Lorido), son ex-femme est hospitalisée après avoir été tabassée, il accepte de retrouver les fauteurs de troubles et découvre que le responsable n’est autre qu’un mafieux du nom de Danny DeMarco (Milo Ventimiglia). Inutile de préciser que son départ va comme qui dirait être retardé.

© La Belle Company

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A défaut d’être l’actioner bourrin attendu, JOKER se dresse plutôt comme un polar dramatique qui prend le temps de poser une ambiance et de présenter son personnage qui devra faire face à différentes épreuves. Las Vegas a beau être une ville éminemment lumineuse et étincelante, Shelly Johnson opte pour une photographie sombre mais sublime qui insuffle à la ville et au film une aura particulière mais fascinante. Contrastée, ambivalente, aigre-douce, ces qualificatifs visent la ville du péché autant qu’ils visent Nick Wild : un homme solitaire mais travaillant au service de ses semblables, une personnalité noyée entre espoirs et désillusions, un homme vraiment très habile avec la violence bien qu’il rêve d’un quotidien plus harmonieux à bord d’un bateau en Corse, sans compter son addiction aux jeux d’argents et son goût pour la vodka citron ! Jason Statham comme à l’accoutumée transpire la classe et livre une interprétation convaincante et charismatique de cet homme piégé dans ce que représente dôme de Las Vegas et qui, pour pouvoir s’en sortir une bonne fois pour toute, va devoir jouer sa dernière carte lors d’une partie qui ne sera pas de tout repos.

”Une série B efficace et haletante à l’ambiance magnétique.”

Bien que peu nombreuses, les scènes d’action sont suffisamment brutales et dynamiques pour attirer l’attention et le réalisateur n’hésite pas à les sublimer grâce à des ralentis jubilatoires. Trois ans après le navrant STOLEN, Simon West revient en forme avec cette série B efficace et haletante à l’ambiance magnétique. Séduisant grâce sa sa réalisation stylisée, ses séquences mémorables et autres touches d’humour, ce JOKER est au final une agréable surprise.

INFORMATIONS

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Titre original : Wild Card
Réalisation : Simon West
Scénario : William Goldman
Acteurs principaux : Jason Statham, Milo Ventimiglia, Michael Angarano, Dominik Garcia-Lorido, Stanley Tucci
Pays d’origine : Etats-Unis
Sortie : 14 janvier 2015
Durée : 1h33mn
Distributeur : La Belle Company
Synopsis :Nick Wild, ex-marine addict au jeu, se reconvertit dans la protection rapprochée de clients lucratifs. Il compte ainsi quitter Las Vegas pour mener une vie meilleure. Lorsque son ancienne compagne, Holly, est retrouvée battue et laissée pour morte, Nick accepte de l’aider à se venger. Il va rapidement découvrir que le coupable n’est autre que Danny DeMarco, membre d’une puissante famille du milieu.
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