La loi de Murphy est un principe empirique énonçant que  » si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner « . La loi de Murphy est donc une variante de la loi de l’emmerdement maximum qui veut qu’une tartine tombe toujours du côté de la confiture… Après quatre ans de prison, Elias effectue sa réinsertion dans un hôpital. Il travaille comme brancardier. Dans cinq heures, sa conditionnelle arrivera à terme. Il pourra prendre un nouveau départ et tirer un trait sur le passé. Mais voilà, c’est sans compter sur La loi de Murphy et sa jolie brochette d’emmerdements maximums. Car des diamants volés pourraient jouer les prolongations. Leur propriétaire, fraîchement délesté, est admis aux urgences. Rudy, l’ex codétenu d’Elias qui en sait long sur ces diamants, lui aussi. Les frères Ortega, des caïds frappadingues, veulent lui faire la peau. L’hôpital devient leur QG. Les flics débarquent à leur tour et flairent du louche. Panique générale. Rien ne va plus pour Elias. Les galères lui collent aux basques : l’inspecteur Verlun rêve de lui passer les menottes. Son chef, le Dr Moreau, vit mal ses prises d’initiatives et le pousserait bien vers la porte de sortie. Enfin, cerise sur La loi de Murphy : les diamants sont toujours introuvables. Quant à Elias, il essaie de sauver tout ce qui peut l’être contre vents et marées: sa peau, son ami, son boulot..

Note de l’Auteur

[rating:1/10]


Date de sortie : 4 novembre 2009
Réalisé par Christophe Campos
Film français
Avec Pio Marmai, Karim Belkhadra, Omar Sy
Durée : 1h 34min
Bande-Annonce :

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Difficile de juger un film comme La Loi De Murphy tant les points négatifs sont pharamineux et les fautes de mauvais goût incalculables. Et pourtant… Et pourtant… La Loi De Murphy a tout de la petite comédie pas prise de tête, à mi-chemin entre un épisode de H et Dikkenek, une comédie hilarante qui se regarde à quinze dans une petite pièce pour accroître l’effet de comédie. Ça c’était sur le papier, c’était ce que l’on essayait de nous faire croire. Car la réalité est bien différente et si vous avez eu le malheur de tomber par hasard sur cette inclassable calamité, bienvenue au club des malchanceux !

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec une phrase d’accroche comme « la loi de l’emmerdement au maximum », l’équipe du film n’a pas fait les choses à moitié. Car de l’emmerdement, il y en a et pas qu’un peu ! Pas une seule seconde le rire s’empare de nous (le comble pour une comédie !). Alors certes on sourit un peu mais il s’agit plus d’un sourire jaune qui nous fait nous demander comment on a bien pu se retrouver devant une telle catastrophe fade et indigeste. C’est à se demander s’il y a eu des pré-tests avant d’envoyer le film en salle. A chaque fois, les scénaristes passent complètement à côté de l’effet qu’ils essaient de mettre en scène. Chaque nouvelle tentative devenant une aberration plus qu’une admiration. Piochant ici et là des idées chez les films de gangsters à la Guy Ritchie, La Loi De Murphy n’a absolument rien à offrir niveau scénario. Le néant total. Alors plutôt que de se faire du mal à chercher d’éventuelles subtilités scénaristiques qui ne viendront jamais, on essaye de s’attarder sur la psychologie des personnages et le jeu d’acteur d’un casting attrayant sur le papier.

Et patatras, ça s’aggrave encore plus ! Aucun acteur (si ici on peut les appeler de la sorte) ne parvient à rehausser un niveau déjà au plus bas. Omar Sy en fait des tonnes, sur joue en permanence et devient vite agaçant, Fred Testot, qui incarne six personnages différents, devient extrêmement pénible à force de faire et refaire les mêmes apparitions d’un bout à l’autre du film, Karim Belkhadra et Bruno Ricci arrivent à peine à nous décrocher un sourire, Jonathan Lambert ne semble toujours pas avoir compris que le métier d’acteur n’est vraiment pas fait pour lui (lui le veut mais le métier ne semble pas vouloir de lui) et Pio Marmai ne semble toujours pas avoir compris comment il a pu faire pour se retrouver sur le plateau. Absolument rien ne viendra rehausser le niveau extrêmement bas de cette enchevêtrement de gags plus usés les uns que les autres. Le réalisateur Christophe Campos apparait comme un véritable paradoxe : ne sait-il vraiment pas s’y prendre en terme de réalisation ou n’en a-t-il tout simplement rien à faire des spectateurs et de la comédie française en général ?

Au final, La Loi De Murphy n’a vraiment rien pour plaire, pire, le film semble perpétuellement se payer la tête de spectateurs une nouvelle fois floués par une bande-annonce convenable qui promettait monts et merveilles en termes de comédie. Le moins que l’on puisse dire c’est que la comédie française, avec des films comme Lucky Luke, Camping, Cinéman, Safari, Seul Two et maintenant La Loi De Murphy (désolé je dois en oublier un paquet en cours de route), a de beaux jours devant elle.