Sur une petite île du nord des Etats-Unis, quelques humains affrontent une invasion de morts-vivants…

Note de l’Auteur

[rating:3/10]


Date de sortie : Prochainement en France
Réalisé par George A. Romero
Film américain
Avec Kathleen Munroe, Alan Van Sprang, Athena Karkanis
Durée : 1h 30min
Bande-Annonce :

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Depuis 2002 et son retour en tant que réalisateur avec Bruiser, chaque nouvelle apparition de George A. Romero derrière la caméra a de quoi faire grincer des dents. Et pour cause, depuis cette date, chaque nouveau métrage de ce célébrissime réalisateur de film d’épouvante-horreur est plus décevant que le précédent. Malgré de bonnes idées parsemées ici et là, Land Of The Dead et Diary Of The Dead décevaient dans la mesure où le réalisateur semblait vouloir jongler entre les références passées de ses premières productions et les références d’aujourd’hui comme l’apparition de la vue à la caméra digitale. Seulement voilà, Romero est malheureusement tombé dans un grand guignolesque qui aurait pu convaincre s’il n’avait pas été aussi fade et indigeste. Le réalisateur a eu le malheur de combiner les erreurs du passé avec celles du présent en tombant dans la facilité des situations et l’appauvrissement de la crédibilité des personnages. Survival Of The Dead n’échappera malheureusement pas à ce triste constat.

Sans être un échec absolu, Survival Of The Dead ne parvient pas à convaincre dans la mesure ou il ne semble jamais savoir sur quel pied danser. Ne tombant jamais totalement dans l’horreur pure ni dans le comique de situation ou de répétition, le film nous plonge dans un état léthargique profond dont on n’arrivera que trop rarement à sortir. La réalisation mollassonne aura bien du mal à nous convaincre et les maquillages volontairement grossiers finiront par avoir raison d’une patience qui n’était pas préparée à un tel supplice. Ce qui peut s’avérer un très bon divertissement quand on s’est y faire et doser avec parcimonie les différents ingrédients que l’on veut y incorporer ne l’est pas forcément quand on le fait avec un tel dédain pour le genre et pour le spectateur. N’est pas Robert Rodriguez qui veut ! Tous le monde ne peut pas réaliser des ovnis de la série B aussi délicieux que Planète Terreur ou Une Nuit En Enfer pour ne citer que ces deux petits bijoux du genre.

Le plus malheureux dans cette histoire ce n’est pas que le film soit raté (on pouvait aisément s’en douter), c’est que ce pauvre Romero n’est plus que l’ombre de lui-même, un fantôme finissant par nous attrister en voulant à tous prix renouer avec un succès sans doute mort et enterré depuis belle lurette. Si le passage de l’an 2000 n’avait été difficile que pour une personne, Romero serait assurément cette personne.