Sur une petite île du nord des Etats-Unis, quelques humains affrontent une invasion de morts-vivants…

Note de l’Auteur

[rating:3/10]


Date de sortie : Prochainement en France
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h 30min
Bande-Annonce :

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Depuis 2002 et son retour en tant que réalisateur avec , chaque nouvelle apparition de George A. Romero derrière la caméra a de quoi faire grincer des dents. Et pour cause, depuis cette date, chaque nouveau métrage de ce célébrissime réalisateur de film d’épouvante-horreur est plus décevant que le précédent. Malgré de bonnes idées parsemées ici et là, et décevaient dans la mesure où le réalisateur semblait vouloir jongler entre les références passées de ses premières productions et les références d’aujourd’hui comme l’apparition de la vue à la caméra digitale. Seulement voilà, Romero est malheureusement tombé dans un grand guignolesque qui aurait pu convaincre s’il n’avait pas été aussi fade et indigeste. Le réalisateur a eu le malheur de combiner les erreurs du passé avec celles du présent en tombant dans la facilité des situations et l’appauvrissement de la crédibilité des personnages. n’échappera malheureusement pas à ce triste constat.

Sans être un échec absolu, Survival Of The Dead ne parvient pas à convaincre dans la mesure ou il ne semble jamais savoir sur quel pied danser. Ne tombant jamais totalement dans l’horreur pure ni dans le comique de situation ou de répétition, le film nous plonge dans un état léthargique profond dont on n’arrivera que trop rarement à sortir. La réalisation mollassonne aura bien du mal à nous convaincre et les maquillages volontairement grossiers finiront par avoir raison d’une patience qui n’était pas préparée à un tel supplice. Ce qui peut s’avérer un très bon divertissement quand on s’est y faire et doser avec parcimonie les différents ingrédients que l’on veut y incorporer ne l’est pas forcément quand on le fait avec un tel dédain pour le genre et pour le spectateur. N’est pas qui veut ! Tous le monde ne peut pas réaliser des ovnis de la série B aussi délicieux que ou pour ne citer que ces deux petits bijoux du genre.

Le plus malheureux dans cette histoire ce n’est pas que le film soit raté (on pouvait aisément s’en douter), c’est que ce pauvre Romero n’est plus que l’ombre de lui-même, un fantôme finissant par nous attrister en voulant à tous prix renouer avec un succès sans doute mort et enterré depuis belle lurette. Si le passage de l’an 2000 n’avait été difficile que pour une personne, Romero serait assurément cette personne.

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Sysken
Invité

Les films de zombies de Romero sont assez difficiles à juger. En dehors de Night et Dawn of the dead, aucun de ces films n’a semblé être apprécié à sa sortie.

Et pourtant, dix ans plus tard, ce sont des films cultes.

Par exemple, Day of the Dead a été considéré (injustement selon moi) par les fans comme un piètre film jusqu’à la sortie de Land of the Dead. Ce même Land of the Dead qui a été tant décrié par les mêmes fans à sa sortie, jusqu’à à peu près aujourd’hui, ou il obtient de plus en plus de bons feedbacks (personnellement je le trouve toujours aussi mauvais).

On prête à Romero une volonté d’exploiter via ses films de zombie une analyse poussée de différents aspects de la société. Si ce n’est pas totalement faux, il me semble qu’il faut remettre les choses à leur place: Romero n’est pas un penseur. Il fait du film de genre, pour son public. Diary of the Dead a un sous-texte poussif à souhait sur les medias, mais en y regardant bien, il n’est pas plus poussif que l’analyse de la société de consommation dépeinte dans Dawn of the Dead.

J’ai, personnellement, beaucoup aimé Diary of the dead, parce que c’est un film fun et fendard. J’en demande pas plus: passer un bon moment en compagnie de zombies lents et bêtes (mais finalement pas tellement plus que les humains).

Je n’ai pas vu Survival, ce sera fait en temps voulu, la bande-annonce ne me semble pas super alléchantes, cela dit.

Oui, Georges Romero est un réalisateur sur le retour, il n’a plus l’aura qu’il avait dans les années 70/80, et il exploite un peu le filon qui l’a rendu si culte. Cependant, on sent qu’il fait toujours ses films avec la même passion.

Bazarboy
Invité

J’aime bcp le night/dawn of the dead
Mais Romero pour moi n’a jamais pu se rapprocher un tant soit peu de ces 2 films là niveau fond et forme.

Je viens de voir « survival » et autant le précédent était foutraque mais contenait encore quelques bonnes idées, autant celui là n’est en RIEN interessant.

Les zombies sont un prétexte, mais n’ont qu’un rôle mineur.
Des facilités scénaristiques assez improbables
Des acteurs globalement mauvais…

Je m’arrête là ou je continue ?

Non en fait c’est plus un film comique raté qu’autre chose…

Et le pire dans cette histoire c’est que j’espère quand même qu’il en fera un autre…

shaman23
Invité
shaman23

Moi je vous trouve dur avec Land of the dead…
J’ai trouvé ce film post apo/zombie plus que fun. J’y ai vu une version moderne de mad max (pour ne citer que ce film…).

C’est un bon film d’action post apocalyptique, doublé d’un film de zombie… avec toujours la critique sociale et humaine en toile de fond. C’est fun, graphique et je kieffe.

Survival explore une autre coté bcp moins « cyberpunk » du post apo, Romero joue la carte du western…
Un navet ? Non !
Mais comme c’est Romero, tous le monde dit que c’est daubesque parce que ça vaut pas Night of the dead.

Romero n’allait pas re-faire 5 fois Night ou Dawn !!! La maison assiégée et les planches aux fenestres ça va une fois pas 6.
Night était une révolution à l’époque, aujourd’hui Romero fait du bon film de zombie pour ses fans et si il en perd sur la route tan pis.
Les films de contaminé à la 28 jours marchent d’enfer…
Zombieland vaut 10 fois un diary of the dead.
OK…

Mais n’oubliez pas Night, dawn…ou même the crazies qui sont les parents biologiques made by Romero de ce cinéma actuel dont si il n’est plus le maitre, il reste le père.

Alors oui, Resident evil est passé par là, shawn of the dead a changé la donne et zombieland confirmé qu’un film de zombie pouvait aussi être une excellente comédie sans tomber dans le cliché scary movie de la bombasse au cheveux blond poursuivie par un zombie en carton.

J’avoue, Diary est loin du chef d’œuvre et finalement, depuis Land quelque chose à changé dans la façon même où Romero place les zombies dans ses films. Comme si finalement, ce n’était plus qu’un univers familier infesté de zombie dans lequel se jouait une autre intrigue, relaiguant au second plan les morts vivants par rapport aux vivants.
Mais à ceux qui cassent du Romero, aux nom des fans qui le sont encore, je dis : » nous nous sentons chez nous en regardant un Romero et si l’épopée zombie et inégale, elle ne comporte pas de navet ».

Bazarboy
Invité

Franchement les coups des sœurs jumelles tu ne trouves pas ça un peu facile ??

Par contre j’aime bien ta phrase là

« si il n’est plus le maitre, il reste le père. »

Je te la pique !!!

Bboy

Leroofy
Invité
Leroofy

Bonjour,

Je viens de voir survival et il mérite une grille de lecture selon moi.
Faire un film de zombie dans un univers western, c’est fun bien que pas assez exploité.

Après si vous ne voyez pas que le sujet principal du film est la dénonciation du patriotisme aveugle je vous invite à le revoir.

Les deux clans sont séparés par une rivière qui représente une frontière. La garde civile est démissionnaire et se retrouve dans une guerre qui n’est finalement pas la sienne, je vous laisse lier ce parallèle avec l’actualité.

La scène de fin est plus qu’explicite sur le fait que la guerre peut être un réflexe non réfléchi, endoctrinement et oubli des raisons d’une guerre.
Bon biensûr, dans tous les Romero, il y a le coté religieux, le coté faire un deuil des proches, le coté exploitations des masses ( des zombies traités comme des vaches laitières pour le profit du propriétaire) et plein d’autres thèmes.
Ce sont des films complexes, très différents de blockbusters et Romero n’a ni la fraicheur de Rodriguez ni le génie de Rob Zombie.

C’est quand même du lourd si on se pose des questions en le regardant.
A vous de juger, moi j’attends de voir le prochain avec impatience.

LeRoofy