Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l’univers d’une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots extraterrestres. Malgré ses exploits, Sam reste un adolescent préoccupé par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu’il s’apprête à entrer à l’université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et de ses parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi tenter d’expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam aspire à vivre une vie normale d’étudiant, mais il doit tourner le dos à son destin pour y parvenir.

Si Sam a fait ce qu’il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle soldat, l’agent Simmons, a été révoqué sans ménagement. Résultat : une nouvelle agence, NEST, a été mise en place…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]


Date de sortie : 24 juin 2009
Réalisé par
Film américain
Avec Shia LaBeouf, , Josh Duhamel
Durée : 2h 31 min
Bande-Annonce :

Michael Bay et , accompagnés de leur fine équipe composée de Shia LaBeouf (que l’on a pu apercevoir dans le dernier ), la très sexy Megan Fox et mister Vegas (à savoir Josh Duhamel), rempilent pour une suite qui s’annonce d’ores et déjà comme LE blockbuster de l’été.

Il faut dire que messieurs Bay et Spielberg ont vu les choses en grand et ont mit le paquet niveau effets spéciaux avec pas moins de 200 millions de dollars de budget (quand même !).

Mais tout cela en vaut-il la peine au final ? Alors, Tranformers, bombe atomique ou nanar de l’été ?

Plus de robots, plus d’action, ce nouveau ne laisse pas le temps aux spectateurs de s’ennuyer. Dès les premières minutes, ils sont happés par ce déluge de combats grandiloquents parfaitement maîtrisés dans lesquels on voit avec stupéfaction que nos chers tas de ferrailles ont appris les arts martiaux, cette ribambelle d’explosions en tous genres qui nous en met plein les mirettes pendant la totalité du film.

Il faut ajouter à cela la touche sexy du film avec Megan Fox qui nous montre comment elle arrive à dessiner un écusson sur un Chopper dans une pause des moins confortables (mais bon c’est Hollywood alors pourquoi pas) et qui sera à l’affiche du prochain film de Michael et () et qui nous réserve quelques surprises dans Transformers. Les dames ne sont pas non plus laissées de côté avec Josh Duhamel, et pleins d’autres soldats américains suants qui n’ont toujours pas compris qu’utiliser les fusils d’assauts ne servait à rien face à des machines de 3 mètres de haut. Mais bon, ils sont beaux alors il faut leur pardonner.

Transformers 2 contient également sa part d’humour (blockbuster oblige) plus ou moins drôle mais qui dans l’ensemble tient plutôt bien la route et donne naissance à des dialogues succulents même si un peu « bêbête » par moment.

Niveau technique, le film est également correct dans son ensemble avec un sens parfait de la mise en scène, un montage chirurgical, une réalisation soignée, un sens inouï du détail et du rythme qui finissent par noyer le spectateur dans sa propre adrénaline.

Ce nouvel opus séduit par ces éléments dignes des plus grandes épopées mariant plus ou moins subtilement action et psychologie (même si elle est très basse, ça reste de la psychologie) avec un humour et un enthousiasme communicatifs propices à nous procurer un plaisir non dissimulable.

Malheureusement, qui dit plus d’action et d’effets spéciaux dit aussi plus de bêtise américaine.

C’est ainsi, la plus grande des stupeurs est que nous apprenons que les américains sont les maîtres absolus du monde (si si, ils le disent alors il faut les croire), qu’ils peuvent violer les frontières aériennes quand bon leur semble et qu’ils peuvent envoyer un régiment entier de soldats, d’avions de chasses et de tanks sur le territoire égyptien, le tout en dix secondes chrono.

Ils sont forts ces ricains, vraiment forts !

Le film est également entaché de petites erreurs disgracieuses qui viennent entraver le bon déroulement scénaristique : une société secrète américaine voit le jour pour traquer dans les moindres recoins les ennemis jurés de la planète : j’ai nommé les Decepticons. Mais fort est de constater qu’ils arrivent à rester secret et arrivent à masquer cette guerre malgré l’effondrement des immeubles, l’anéantissement des routes et la présence de vidéos amateurs. Encore une preuve de leur supériorité intellectuelle.

Un autre fait marquant, nous apprenons qu’un homme peut supporter une décharge de taser au point de s’évanouir et être d’aplomb dix secondes plus tard ( serait-il parmi nous ?).

Enfin, cerise sur le gâteau qui nous vise directement nous, français : les américains sont très fort en géographie et nous le prouve en déplaçant notre chère Tour Eiffel qui n’apparaît pas à la bonne place dans une séquence spectaculaire. Ma foi, même avec 200 millions de budget, ils ne sont pas foutus de placer correctement la Tour Eiffel. Provocation ou simplicité d’esprit ? Nul ne le sait et ne le saura.

Certes ce sont des détails, des broutilles, mais au bout d’un moment, l’addition commence à être salée et les plus méticuleux d’entre nous ne pourront être qu’agacés par ces petites imperfections.

En conclusion, cette suite est un excellent divertissement, un spectacle pop-corn au rythme infernal qui ne laisse jamais retomber la pression grâce à la réalisation énergique de Michael Bay et à la créativité sans faille de Steven Spielberg, si on oublie les nombreuses erreurs citées précédemment.

Transformers 2 est un cocktail savoureux dopé par des scènes d’actions explosives au caractère résolument original. Et pour une fois qu’on voit des robots dans leur intégralité dans un film de robot, sans jeu de lumière qui n’en révèlerait qu’une parcelle, on ne va pas bouder notre plaisir.

Si cette suite n’est pas le blockbuster de l’été 2009 (attendons les autres prétendants comme ), Transformers 2 s’en approche grandement.

2h30mn de jouissance intégrale qui nous scotche à notre fauteuil, auxquels on ressort épuisé par ce feu d’artifice d’effets spéciaux. Du grand, très grand spectacle.