Chaque jour, 2 films à voir à la télévision : un exclusivement sur la TNT et l’autre sur l’ensemble des chaînes. Ce soir, BIRD et HUSBANDS.

SUR LA TNT

BIRD

France Ô
20h45

Date de sortie : 1 juin 1988 (2h40min)
Réalisateur : Clint Eastwood
Acteurs : Forest Whitaker, Diane Venora, Michael Zelniker
Genre : Biopic, Drame, Musical
Pays : Etats-Unis

Bird est une interprétation cinématographique de la vie de Charlie « Yardbird » Parker, jazzman visionnaire et musicien accompli qui éleva le saxophone à un niveau d’expression inédit. Le film dépeint alternativement la jeunesse et la maturité de cet homme et de ce créateur de génie, sa carrière et ses drames personnels.
Charlie Parker fut une énigme. La puissance et la beauté de son style firent de lui un précurseur, mais sa vie privée fut un enfer. Ce film tente d’éclairer le penchant de Parker pour la drogue, l’alcool et les femmes, de comprendre la nature de sa passion pour Chan Richardson, la complexité de sa vision et, surtout, sa musique.

Récompenses :
• Festival de Cannes 1988 : Prix d’interprétation masculine à Forest Whitaker, Grand Prix de la Commission Supérieure Technique pour la qualité de traitement sonore.
• Oscars 1988 (attribués en 1989) : oscar du meilleur son à Les Fresholtz, Rick Alexander, Vern Poore et Willie D. Burton
• Union de la critique de cinéma 1989 : Grand Prix
• Césars 1989 : Nomination au césar du meilleur film étranger
• Golden Globes 1989 : meilleur réalisateur

Anecdotes :
• Le film est l’un des très rares consacrés au jazz (avec le film Ray de Taylor Hackford consacré au musicien Ray Charles, interprété par Jamie Foxx, le documentaire Straight, No Chaser de Charlotte Zwerin consacré au pianiste Thelonious Monk et Autour de minuit de Bertrand Tavernier, évocation mélangée du saxophoniste Lester Young et du pianiste Bud Powell), et émane d’un réalisateur lui-même musicien. Ce côté exceptionnel est aussi renforcé par la structure même du film qui, loin d’être une biographie linéaire ou un long flashback, épouse la forme d’un morceau de jazz en faisant intervenir et revenir des thèmes, en faisant circuler son histoire entre quelques intervenants et lieux principaux, le tout baignant dans un éclairage souvent nocturne.
• Le traitement de la bande son a fait l’objet d’un travail unique : les prises originales de Charlie Parker, souvent de simples enregistrements monophoniques, ont été numérisées, la partie de saxophone a été isolée puis remixée avec une nouvelle orchestration de Lennie Niehaus. La performance technique, saluée par plusieurs prix, a néanmoins été accueillie avec scepticisme par de nombreux amateurs de jazz.

SOURCES : ALLOCINÉWIKIPÉDIA
SUR LES AUTRES CHAÎNES

HUSBANDS

OCS Géants
20h40

Date de sortie : 1 décembre 1970 (2h34min)
Réalisateur : John Cassavetes
Acteurs : John Cassavetes, Ben Gazzara, Peter Falk
Genre : Comédie dramatique
Pays : Etats-Unis

Harry, Archie et Gus, la quarantaine, heureux maris et pères, apprennent la mort de leur quatrième ami, Stuart. Cette disparition va les confronter à une sorte de crise d’identité, une remise en question de leur vie entière. Ils se retrouvent et font une fugue de quelques jours avant de réintégrer leurs foyers respectifs.

Anecdotes :
Il s’agit du premier film en couleurs de John Cassavetes. De même, c’est le premier de ses films où tourneront Peter Falk et Ben Gazzara, qui rejoindront définitivement l’équipe d’amis dans l’aventure cassavetienne. Pour leurs rôles, Anthony Quinn et Lee Marvin avaient d’abord été pressentis. C’est aussi la première fois que John joue dans un de ses films. Le film est très préparé, même si c’est en plusieurs phases fluctuantes, mais comporte une très longue scène d’improvisation où, dans le bar de nuit, les trois amis persécutent une femme (l’actrice, Leola Harlow, n’est manifestement pas prévenue de ce qui va lui arriver) en l’obligeant à recommencer à chanter sans cesse une chanson. Cassavetes ne peut retenir ses rires au second rang, on a pu y voir une sorte de métaphore des rapports entre l’acteur et son metteur en scène. De même, le personnage de la Comtesse (Dolores Delmar) dans le casino londonien est manifestement pris sur le vif.
À propos de ce film John Cassavetes a rédigé des Notes sur la réalisation d’un film, publiées en France dans la revue de cinéma Positif n° 431 en janvier 1997. Il y explique en particulier l’importance fondamentale qu’ont pour lui les acteurs, qu’il faut protéger à tout prix des techniciens, de l’équipe de tournage, qu’il considère comme des mercenaires professionnels, alors que, pour les acteurs « Aucun degré d’indulgence n’était trop grand, aucune petite victoire ne pouvait être suffisamment glorifiée, et jamais je n’accordais trop de temps dans les vingt-quatre heures pour soutenir l’ego de l’acteur et garder à l’esprit l’importance du film. ».
Comme souvent, John Cassavetes montera deux versions du films. Mais cette fois, ce ne sera pas pour obéir à des impératifs commerciaux, ou de producteurs, mais pour transformer ce qui était d’abord une comédie légère autour du personnage de Harry, en un drame plus grave avec trois protagonistes d’égale importance dramatique.

SOURCES : ALLOCINÉWIKIPÉDIA