Samedi 14 octobre, la neuvième édition du festival Lumière s’est ouverte. On y était.

Alfred Hitchcock, Eddy Mitchell, Tilda Swinton, Guillermo Del Toro et des mariachis de Brive-la-Gaillarde. Non, ce n’est pas un kamoulox. C’est à Lyon que ça s’est passé pour l’ouverture du festival Lumière et c’est parti pour durer plus d’une semaine. Si vous avez loupé ça, ne vous inquiétez pas, on résume.

Chaque année, depuis huit ans (et neuf éditions), la cinéphilie a rendez-vous à Lyon, berceau du cinéma, pour une célébration pas comme les autres. Au festival Lumière, il n’y pas de compétition. Ici, c’est l’amour du 7e art et des films classiques qui réuni public, acteurs, réalisateurs, producteurs… Et tous les ans, c’est dans une Halle Tony Garnier bondée que débutent les festivités. Ils étaient beaux, dès 17 heures, à défiler les uns après les autres sur le tapis rouge de la salle. L’occasion de voir, pêle-mêle : Christophe Lambert, Marina Foïs, Gérard Jugnot, Michael Mann, Alfonso Cuaron, Guillermo Del Toro, Tilda Swinton, Thomas N’Gijol, Catherine Frot, Laurent Gerra, la ministre de la Culture… et bien d’autres encore, emmenés au son d’Ennio Moricone, une tradition depuis la première édition.

“Un festival pour tous”, tels sont les mots de Thierry Frémaux pour présenter l’événement.

Puis Thierry Frémaux a pris la parole. On le sait, le directeur du festival de Cannes a voulu faire de l’événement lyonnais un truc “populaire”, un “festival pour tous”. Du coup, côté cérémonial, ce supporter de l’OL fait dans le détendu. Là, pas de show à l’Américaine, mais un dialogue de deux heures, sans prise de tête, avec ses figures imposées. En quelques années, on commence à avoir l’habitude.

On s’attendait donc à voir : Thierry Frémaux présenter des films des frères Lumière mettant en scène une famille d’acrobates, Thierry Frémaux demander aux politiques de ne pas faire de discours, Thierry Frémaux faire un bon mot sur l’OL, Thierry Frémaux présenter le mâchon du festival ou encore Thierry Frémaux inviter la salle à un karaoké géant lié a l’invité d’honneur de la soirée. En l’occurrence, pour la première séance, nous étions 4.000 à chanter La dernière séance, de M. Eddy.

Puis parfois, Thierry Frémaux est en roue libre. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé à lancer, en chœur, “ola cabrones” (ou vous laisse utiliser google traduction…) pour saluer la présence des Mexicains Del Toro et Cuaron, avant qu’un groupe de mariachis ne débarque de Brive-la-Gaillarde pour leur souffler dans les tympans. Passés la surprise et la légère gène, la cinéphilie a repris ses droits, entre l’intervention d’Eddy Mitchell et les beaux montages hommages aux invités du festival.

Il aura suffit que Bertrand Tavernier nous parle de Jean Rochefort pour nous remettre en prise directe avec le grand écran. L’homme derrière l’Horloger de Saint-Paul, encyclopédie du cinéma, jamais à cours d’anecdotes, a remis les pendules à l’heure : Lumière, c’est une semaine pour se souvenir… Du cinéma, des grands, des oubliés…

Au terme de cette longue cérémonie, il s’agissait alors de lancer la bobine inaugurale. Au programme, La mort aux trousses, d’Alfred Hitchcock. On s’abstiendra de tout commentaire, tant ce chef-d’œuvre est culte. Simplement, si vous ne l’avez pas vu, voyez-le.

Les folles péripéties de Cary Grant terminées, la lumière est revenue. Le film était terminé. C’était la première séance, et le rideau sur l’écran est tombé.

Etienne

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