À quelques jours de l’ouverture du 71ème Festival de Cannes, découvrez les 10 films que l’on attend le plus, toutes compétitions confondues !

Une liste de 10 films n’est pas suffisante dans le cadre du Festival de Cannes, disons le. Entre la Compétition, Un Certain Regard, la Quinzaine, La Semaine, l’ACID, on ne sait plus où donner de la tête une fois sur la Croisette. Alors pour une meilleure diversité et afin de rendre justice aux compétitions, nous avons essayer de varier. Ce qui ne veut pas dire que nous négligeons le reste ! Une chose est sûre : nous allons vous reparler de ces films au moment de leur projection. Mais, alors, qui sont-ils ?

THE HOUSE THAT JACK BUILT – Lars von Trier
HORS-COMPÉTITION | LA plus grosse attente en ce qui nous concerne ! Des années après ses propos polémiques, Lars von Trier est autorité à revenir sur le Tapis Rouge. C’est Hors-Compétition, certes, mais l’événement est de taille. De quoi faire de l’ombre aux autres réalisateurs en course pour la Palme d’Or. Dans ce thriller, le danois met en scène Jack, un tueur totalement dérangé qui construit ses crimes comme des œuvres d’art. Le film fait le choix osé de se focaliser sur son point de vue. Inutile de préciser que ce The House That Jack Built risque de nous secouer et de ne pas laisser les festivaliers indifférents. Tant mieux, on vient à Cannes pour des expériences comme cela.

CLIMAX – Gaspar Noé

QUINZAINE DES RÉALISATEURS | À vrai dire, on ne sait pas quel est ce film. Mais Gaspar Noé oblige, on le met dans cette sélection. Parce que comme Lars von Trier, il se passe toujours quelque chose dans ses films. On peut aimer ou détester, mais impossible de rester stoïque. Est-ce que ce Climax est son projet sur les danseurs qui vont péter un câble en réunion ou totalement autre chose ? On ne sait pas, le mystère subsiste. Pour ne rien arranger, Wild Bunch a dévoilé un (très) court synopsis : “La naissance et la mort sont deux incroyables expériences. La vie est un plaisir furtif“. Ok, bon. En tout cas, on reconnaît déjà bien les motifs relatifs au cinéma de Noé. Quoi qu’il en soit, on ne peut pas rater cela.

UNDER THE SILVER LAKE – David Robert Mitchell
COMPÉTITION OFFICIELLE | Révélé à la Semaine de la Critique, David Robert Mitchell fait partie de cette nouvelle génération que Thierry Frémaux a voulu mettre en avant en Sélection Officielle. Il semblait inconcevable de ne pas découvrir Under The Silver Lake à Cannes ! Andrew Garfield incarne Sam, un jeune homme qui découvre un soir qu’une jeune et charmante femme se baigne dans la piscine de sa résidence. Les deux font connaissance, elle plaît à Sam puis… elle s’évapore dans la nature. Disparition voulue ? Enlèvement ? Pur fantasme ? Sam va devoir mener son enquête dans un Los Angeles surréaliste. Changement de registre pour le réalisateur américain qui délaisse l’horreur. Puis y a Riley Keough au casting. Et Riley, on l’aime.

Wildlife – Paul Dano

SEMAINE DE LA CRITIQUE | L’acteur Paul Dano passe à la réalisation avec Wildlife. Le film fera l’ouverture de la Semaine après une présentation à Sundance il y a quelques mois. Dano raconte l’histoire de Joe, un adolescent de 14 ans, témoin de la dégradation du mariage de ses parents. Ces derniers sont interprétés par Jake Gyllenhaal et Carey Mulligan, un beau casting. Ce drame intime est une petite curiosité que l’on a bien envie de découvrir. Lorsqu’un acteur que l’on apprécie passe derrière la caméra, on est toujours intrigué. Notre chanceuse rédactrice Sylvie-Noëlle a pu le découvrir en janvier dernier à Sundance ! Vous pouvez retrouver sa critique en avant-première.

LES FILLES DU SOLEIL – Eva Husson
COMPÉTITION OFFICIELLE | La réalisatrice Eva Husson débarque en Compétiton Officielle avec un projet courageux. Les Filles du Soleil suit un groupe de combattantes kurdes sur le terrain.Un film qui tombe à pic pour le premier Festival post-Weinstein. La présidente Cate Blanchett devrait être particulièrement sensible à cette proposition. Au casting on retrouvera en tête Golshifteh Farahani, très engagée dans la cause des femmes oppressées, et Emmanuelle Bercot.

MEURS, MONSTRE, MEURS – Alejandro Fadel

UN CERTAIN REGARD | Ajouté au dernier moment dans la catégorie Un Certain Regard, ce film argentin porte un titre évocateur. Sur la Cordillère des Andes, plusieurs cadavres décapités sont découverts. La police se doit d’enquêter. Mais est-ce vraiment un monstre qui sévit dans ces contrées ? Toute la question est là. On est toujours preneur d’un petit film de genre à Cannes.

FAHRENHEIT 451 – Ramin Bahrani
SÉANCE DE MINUIT | Netflix ne veut pas venir, en revanche HBO ne va pas se priver. Cette nouvelle adaptation du roman de SF signé Ray Bradbury est portée par Michael B. Jordan, une des nouvelles grosses vedettes d’Hollywood. Pour ceux qui ne connaissent pas ce chef d’œuvre de la littérature, il dépeint une société où les pompiers sont chargés de brûler les livres pour empêcher la population de se cultiver. Thierry Frémaux avait prévenu que pour aller en Compétition, il fallait sortir en salles en France. HBO l’a bien compris et accepte sans sourciller de présenter sa production en Séance de Minuit. Un peu de modestie, ça ne fait pas de mal.

LE MONDE EST À TOI – Romain Gavras
QUINZAINE DES RÉALISATEURS | L’emblématique co-créateur du collectif Kourtrajmé s’invite sur la Croisette. Le synopsis : François, petit dealer, a un rêve : devenir le distributeur officiel de Mr Freeze au Maghreb. Cette vie, qu’il convoite tant, vole en éclat quand il apprend que Dany, sa mère, a dépensé toutes ses économies. Poutine, le caïd lunatique de la cité propose à François un plan en Espagne pour se refaire. Mais quand tout son entourage : Lamya son amour de jeunesse, Henri un ancien beau-père à la ramasse tout juste sorti de prison, les deux jeunes Mohamed complotistes et sa mère chef d’un gang de femmes pickpockets, s’en mêle, rien ne va se passer comme prévu ! Accrochez vous bien, le casting envoie sévère : Karim Leklou, Vincent Cassel, Isabelle Adjani, François Damiens, Philippe Katerine et Oulaya Amamra. La preuve qu’il faudra (encore) compter sur la Quinzaine cette année !

ASH IS PUREST WHITE – Jia Zhang-Ke

COMPÉTITION OFFICIELLE | Voilà un habitué de Cannes. Récompensé en 2003 pour le scénario du sublime A Touch of Sin, le metteur en scène chinois était reparti bredouille en 2015 avec Au-Delà des Montagnes. Ash is Purest Life racontera la romance entre une jeune femme, Qiao, et un chef d’une mafia locale, Bin. Lorsque ce dernier se fait attaquer par des rivals, Qiao n’hésite pas à le défendre. Elle se retrouve condamné à purger une peine de prison. À sa sortie, elle va tenter de le retrouver. Ce drame qui affiche 2h30 au compteur promet d’être un des immenses moments de ce Cannes. Jia Zhang-Ke est autant un maître dans l’art de la mise en scène qu’un brillant scénariste proposant des histoires complexes. Un futur prix à prévoir ?

LEAVE NO TRACE – Debra Granik
QUINZAINE DES RÉALISATEURS | La réalisatrice Debra Granik s’était faite oubliée depuis le très bon Winter’s Bone. 7 ans après, elle revient avec Leave No Trace où elle dirigera Ben Foster, en père de famille vivant avec sa fille de 15 ans en totale au autarcie dans une forêt de l’Oregon. Expulsés de leur refuge, ils vont devoir apprendre à se faire à la vie en société. Mais les deux ne vont pas vivre ce bouleversement de la même manière. Un beau pitch, qui continue à creuser des questions abordées dans Winter’s Bone (le passage à l’âge adulte, la solidarité familiale. On espère vivre un beau moment entre les murs du Théâtre Croisette !

Rendez-vous à partir du 8 mai sur le site pour découvrir notre couverture du 71ème Festival de Cannes, avec des critiques et des compte-rendus hebdomadaires. La Sélection Officielle, les avant-premières prestigieuses, les petites perles, on sera là pour vous dévoiler tout ce qui se passe dans le plus grand festival du monde dédié au cinéma.

Maxime Bedini

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Fred
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Fred

Pour “MEURS, MONSTRE, MEURS ” d’Alejandro Fadel. C’est bien plus qu’une histoire de film de genre sympa en perspective, c’est une immense nouvelle pour ce réalisateur argentin que beaucoup comme moi attendaient depuis 6 ans. Son précédent film “Los Salvajes” est une pépite sous-estimée qui était présentée à la Semaine de la Critique en 2012. Trompeur sur le papier, on pouvait aussi s’attendre à un film de genre mais il n’en était rien. Violent, âpre, psychédélique, distillant une atmosphère hypnotique qu’on peut aisément classer à côté de Weerasethakul/Malick/Reygadas, “Los Salvajes” atteint des sommets de lyrisme et de poésie. Le voir revenir cette année dans la catégorie un Certain Regard, presque-en-compétition donc, est la promesse d’une belle surprise… très très hate :) pour moi le truc que j’attends le plus avec le Mitchell évidemment :).

Les 10 Films que l’on attend le plus à Cannes 2018 !

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