LES ABÎMÉS est avant tout un film de famille explorant les relations et les multiples places que l’on occupe au sein de celle-ci. C’est l’histoire d’une fratrie qui ne sait plus comment communiquer, trois jeunes soudés malgré eux, éclatés par la disparition subite de leurs parents. Ils n’ont pas d’autre choix que de s’en sortir. Rencontre avec le réalisateur et créateur du projet accompagné d’un de ses comédiens.

Tom, Max et Jade sont frères et sœurs. Livrés à eux-mêmes après la mort de leurs parents dans un accident de voiture. Max, boxeur de compétition et coaché par son frère Tom, participent à des combats de boxe clandestins afin de subvenir aux besoins de leur famille. Tom effectue des paris en cachette et accumule une importante dette qu’il n’arrive pas à rembourser auprès de Jacob, un boxeur réputé pour sa violence. Jacob lui propose d’effacer sa dette s’il ne parvient pas à battre Max lors d’un combat.

Photo du film LES ABÎMES

Image exclusive du film avec le comédien Josef Mlekuz

LES ABÎMÉS est un long-métrage écrit et réalisé par . Réalisé en dehors de la sphère productrice habituelle  et réunissant près de 15 personnes bénévoles prêtes à tirer ce projet vers le haut. Le casting est finalisé, le crowdfunding a rassemblé plus de 6 300 euros et les répétitions s’enchaînent depuis de nombreuses semaines. Sur le plan technique comme artistique, LES ABÎMÉS est un défi à tous les niveaux.

La boxe est d’ailleurs selon le réalisateur, un sport qui fait partie intégrante de l’histoire du cinéma. Elle permet de raconter une histoire et de caractériser ses personnages sans avoir besoin de dialogues ; le corps parle parfois plus que les mots. C’est un sport qui met à bout ses pratiquants et qui fait ressortir leur véritable nature.

Inspiré par les plus grands, de Scorsese à Garrone, ce futur long-métrage promet des scènes d’adrénaline visuelles. Rencontre avec le réalisateur Maxime Lorgerie et un des acteurs principaux du film, .

Comment est né ce projet LES ABÎMÉS ?

Maxime Lorgerie (réalisateur) : Par une envie de faire un « film de boxe » tout simplement. J’aime le sport et j’aime le visuel de la boxe. Je suis fan du premier Rocky (1976, John G. Avildsen), c’est un de mes films préférés. J’avais à mon tour envie de filmer ce sport comme jamais ça n’avait été fait auparavant. Apporter ma propre touche. J’ai d’abord écrit un scénario de court-métrage, qui me frustrait dans la durée et le projet a donc évolué en long. Les combats de boxe professionnels sont devenus des combats clandestins, de par le manque de décors notamment.

Quelles ont été tes motivations pour se lancer dans un tel projet en dehors du système de production habituel ?

M.L : Je n’avais pas envie d’attendre qu’un producteur me réponde pour me dire que c’était possible ou non de le réaliser. Je pense que chaque personne peut faire un film s’il s’en donne les moyens, c’est quelque chose que je veux prouver. Les Suricates (Golden Moustache) ont été une grande inspiration dans ce processus d’ailleurs. C’est une manière de se démarquer selon moi. Un long-métrage sur son C.V. c’est un plus. Il faut toujours se lancer de nouveaux défis.

En dehors d’un film sur la boxe, c’est aussi un film de famille…

M.L : Oui. Les films de famille m’ont toujours attiré. Dramatique. J’avais envie de parler d’une fratrie déchirée et séparée par le deuil. La boxe permettant de s’exprimer autrement, c’est une belle métaphore de la vie.

Que va devenir ce film une fois fini ?

M.L : C’est une question difficile. J’ai quelques contacts avec des producteurs et des plateformes, mais je pense déjà à le finaliser correctement et puis j’envisagerais le reste. J’espère qu’il aura une vie en festivals et qu’un maximum de gens pourront le voir.

Qu’est-ce qui t’a plu en tant que comédien lorsque Maxime t’a proposé LES ABÎMÉS ?

Nicolas Lancelin (comédien) : J’aimais son travail et l’idée de faire un film de famille, ce que je trouve toujours touchant, m’a vraiment plu. La famille, c’est intéressant à exploiter, à raconter, à voir. C’est une notion universelle. Tout comme les sports de combat qui m’intéressent énormément. Les références à Prisoners (2013, Denis Villeneuve) et aux autres films m’ont également amené à dire oui. Qu’un jeune réalisateur comme Maxime (NDLR) souhaite produire un tel film seul, m’a donné envie de soutenir ce genre de cinéma indépendant.

Quel est ton parcours en tant que comédien ?

N.L :  J’ai commencé par la musique. C’est par la suite que, projet par projet, je me suis lancé dans le cinéma. 

Robin Goffin