La du s’étalera du 4 mai 2016, avec la sortie de Captain America : Civil War (CRITIQUE, ICI), à 2019, avec une nouvelle licence, Inhumans et le second volet du troisième film Avengers.
Voici un résumé des informations provisoires sur ces films.
Rappelons qu’il s’agit de notre point de vue de non-initiés au comics, toutefois passionnés par leur versant cinématographique proposé par et Marvel via le MCU.

 

CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR

« CIVIL WAR s’éloigne en partie du genre de super-héros pour toucher au style du film d’action espionnage des années 2000, à la manière de la saga Jason Bourne. »

LA CRITIQUE
Résumé des infos sur le film

Chris « CapAm » Evans annonce : « Civil War c’est la préparation de la vraie guerre d’Avengers 3; donc y ‘aura vraiment pas mal de monde  ! »

Oui, car il y sera question d’un acte gouvernemental exigeant des super-héros qu’ils déclarent leur identité ainsi que leurs super-pouvoirs, et n’interviennent plus sans la permission et la supervision de l’ONU… Chacun devra donc prendre parti pour ou contre, et se rallier à Iron Man ou à Captain America  ! Au final, ils mèneront une bataille titanesque en plein aéroport.
Un synopsis qui rappelle les thématiques d’X-MEN et par extension, la peur de la différence chère aux valeurs américaines.
Vu par le prisme Disney/Marvel, cela peut donner quelque chose d’intéressant, de sombre et d’inédit – encore faudra-t-il que le studio pousse le concept un peu plus loin qu’un simple combat de titans.

DANS LE MCU
Pour l’instant, seuls quelques acteurs ont été confirmés. Chris Evans, Robert Downey Jr. , Scarlett Johansson, Jeremy Renner et Elisabeth Olsen reprendront leurs rôles respectifs de Captain America, Iron man, Black Widow, Hawkeye et Scarlett Witch.
On ne sait pas si  On sait que les sidekicks Anthony Mackie/Don Cheadle reviendront en Faucon ou en War Machine.

Coté nouveaux, Chadwick Boseman (Get on Up) sera à priori introduit en Black Panther, tandis que Daniel Brühl (Rush) et Martin Freeman (Bilbo le Hobbit, Fargo, Sherlock) ont signé pour un rôle encore inconnu.

À la réalisation il faudra compter sur les frères Anthony et Joe Russo, qui ont déjà prouvé leur vitalité dans l’action. Là encore, on est légèrement inquiets quant à leur capacité à tenir un script sérieux – c’était le défaut de Captain America 2 : un scénario ambitieux, mais étouffé par des scènes d’action (trop?) sidérantes.

Le plus : Sony a « prêté » la licence Spider-Man à Marvel !
Donc conformément aux comics, Peter Parker fera partie du conflit. Un nouvel acteur, plus jeune (Tom Holland), l’interprétera dans Civil War.
Pour les détails spoilants du synopsis, RDV sur la page wiki du comics.

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DOCTOR STRANGE

Peu d’infos sur le film, mais pourtant très significatives :
Benedict Cumberbatch (Sherlock, Imitation Game) SERA le Dr. Strange. Difficile d’imaginer que le charisme naturel de l’acteur, une fois placé au cœur du MCU, reste inexploité. On se réjouit d’avance des batailles d’ego entre lui, Iron Man (Robert Downey Jr.) et Thor (Chris Hemsworth).
De plus, un super-héros porté sur le mysticisme est toujours une bonne nouvelle – ce qui nous amène à la deuxième info :
Scott Derrickson, auteur de l’excellent Sinister réalisera le film. Vu le talent du bonhomme pour mettre en image une horreur à la fois psychologique, viscérale et dérangeante, on peut se demander quelle optique prendra sa réalisation. On se prend même à rêver d’un film Marvel/Disney Rated R (interdit aux – de 17 ans) faisant la part belle au glauque, aux visions de cauchemar.
Sur cette question, on suppose qu’il faudra attendre de voir quelle sera la réception du public envers Deadpool, lui aussi annoncé R.

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Le reste du casting

Tilda Swinton est également en négociations pour interpréter The Ancient One, le moine tibétain qui apprendra au Doctor à maîtriser ses pouvoirs !
Nouveau changement d’apparence pour l’actrice, qui se permet une autre petite parenthèse « blockbuster » après avoir aligné les projets géniaux, mais auteurisants (Only Lovers Left AliveGrand Budapest Hotel, Moonrise Kingdom, We need to talk about Kevin, Benjamin Button)

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CHIWETEL EJIOFOR jouera le « villain » Baron Mordo, un des élèves de The Ancient One (Tilda Swinton, donc) et un rival particulièrement jaloux du doctor.
Une excellente nouvelle, tant l’acteur est bon dans quasiment tous ses rôles, de chez Woody Allen (Melinda & Melinda) jusqu’à 12 Years a Slave, en passant par un autre excellent rôle de méchant, dans le non moins excellent Serenity de Joss WhedonWhedon ? Avengers ? MCU ? tout est lié.

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baron mordo – chiwetel Ejiofor

L’énorme MADS MIKKELSEN (La Chasse, Hannibal, Casino Royale, etc.) sera également un villain dans DOCTOR STRANGE !

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Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton, Chiwetel Ejiofor, Mads Mikkelsen… Ce casting est déjà un ÉNORME cachet-qualité !

 

LES GARDIENS DE LA GALAXIE 2

Le premier film ayant été un succès aussi phénoménal qu’inespéré (le film est adapté d’un comics des années 1970 complètement inconnu du grand public), sa suite devait évidemment être mise en chantier.
Le gros hic, c’est que son réalisateur et auteur, James Gunn, n’est pas super-chaud pour un mashup Gardiens / Avengers, bien qu’ils fassent tous deux partie du MCU.
Précisément, leur rencontre n’est définitivement pas impossible, les deux évoluant dans la même réalité. Mais Gunn préfère continuer à explorer la galaxie, plutôt que confiner ses personnages sur terre. Ou alors, seulement « certains ».

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James Gunn explique via facebook sa vision de l’avenir des gardiens

Reste à savoir si James Gunn se fera malproprement évincer du projet, à l’image d’un certain Edgar Wright (à l’origine prévu sur Ant-Man), ou s’il parviendra à imposer sa vision au sein du studio… 1 milliard de $ de recettes mondiales devraient toutefois l’y aider.

Pour le reste (production, casting, aperçus) on n’a malheureusement que très peu d’infos.
Sortie le 26 avril 2017

THOR: RAGNAROK

Pas d’infos
Sortie le 2 août 2017

BLACK PANTHER

Ryan Coogler, réalisateur du spin-off de Rocky Creed et auteur-réalisateur du sundance-ien Fruitvale Station, a été approché par Disney/Marvel pour réaliser le film Black Panther, nouveau super-héros (noir) à préparer son entrée dans le MCU. Sans même connaître les comics ou avoir vu les films suscités, ce choix singulier indique la position des studios vis-à-vis de plusieurs sujets, artistiques comme socio-économiques.

Blockbuster indé ?

La piste d’analyse la plus intéressante (pour le spectateur) est que le studio cherche à donner de la personnalité aux films du MCU. En 13 films, si la mythologie construite reste stimulante et si les Avengers récompensent plus ou moins efficacement l’assiduité du spectateur, un certain sentiment de lassitude commence tout de même à naître chez le public. Les réalisateurs-faiseurs tels Alan Taylor ou Peyton Reed sont incapables de proposer cette touche d’intérêt supplémentaire par rapport à la concurrence (films Fox/Marvel, séries Netflix/Marvel, univers Spider-man et DC relancés), elle-même calquant plus ou moins la formule Marvel. Le genre tourne en rond même s’il est toujours très rentable, et la vision d’auteur semble être le seul moyen de retrouver les faveurs du public.

Confier la réalisation d’un « blockbuster à 150 millions » à un réalisateur inexpérimenté des gros studios mais affublé d’une vision personnelle, reste toutefois un énorme coup de poker dans une mécanique si bien huilée. D’autant plus que le studio ne laisse pas une totale liberté à l’auteur. Mais si le mauvais esprit d’un James Gunn semble par exemple avoir survécu de justesse à l’aseptisation, et si son talent de réalisateur ne s’étend pas à tous les niveaux (scènes d’action et direction artistique efficaces mais génériques) … Il faut reconnaître que Les Gardiens de la Galaxie était un léger vent de fraîcheur bienvenu et prometteur, dans un genre que l’on pensait incapable de nous surprendre à nouveau.

L’arrivée dans le MCU de Scott Derrickson (repéré avec l’excellent Sinister), ainsi que l’annonce récente de Coogler, viennent confirmer cette tendance à l’auteurisation du blockbuster. Les idées d’un  R-rated misant sur la violence graphique et la sensorialité, ainsi que celle d’un BLACK PANTHER abordant frontalement la question raciale via une optique réaliste et très contextualisée de la thématique du super-héros nous apparaissent comme sacrément alléchantes !

Gunn, Derrickson, Coogler ont en effet en commun de faire partie d’une génération d’auteurs ayant réussi à transcender leur héritage culturel en insufflant suffisamment de leur propre personnalité à leurs films, chacun dans un genre différent. Dans le cas de Coogler, c’est d’autant plus frappant que Creed traite justement de ce sujet précis (Rocky/Sylvester Stallone y revient pour aider le fils de son adversaire puis ami Apollo Creed à s’affranchir par la victoire et la rédemption, de l’héritage paternel).

Malgré tout, lorsque l’on observe la malheureuse éviction d’ Edgar Wright de la production d’Ant-Man, et le désistement d’Ava Duvernay du même BLACK PANTHER, tous deux pour divergences artistiques, on peut se demander jusqu’à quel point la notion d’auteur peut influencer le processus créatif d’un film. D’ailleurs, Shane Black n’avait pas su insuffler ses thématiques fétiches à Iron Man 3.
Hors MCU, Marc Webb avait livré un très générique Amazing Spider-man ainsi qu’un indigeste sequel. Le 4 fantastiques du proclamé « prodige » Josh Trank trouva le moyen de décevoir en amont ET en aval de sa sortie, valant au réalisateur une éviction de la licence Star Wars… Seul exemple de réussite : Christopher Nolan, avec notamment son Dark Knight – d’ailleurs nouvel étalon du blockbuster auteurisant.

Reste donc à voir, si et comment ces auteurs contamineront la formule du Marvelienne.

Ghettoïsation artistique ?

Black Panther est par ailleurs ce premier super-héros noir dans l’histoire des comics. Son nom même renvoie au mouvement radical éponyme militant pour la cause noire par des actions souvent violentes (patrouilles de surveillance de la police, actions-choc pour la défense des libertés individuelles, programmes communautaires => wiki)

La seconde optique notable des producteurs dans l’annonce de Coogler à la réalisation du film, est celle d’entremêler ouvertement sujet, traitement, ethnie, politique et divertissement.

Black Panther fan art

Black Panther fan art

Si en France, il serait considéré comme raciste d’envisager qu’un personnage maghrébin ne pourrait par exemple, être interprété et mis en scène que par des maghrébins, aux États-Unis, l’idée de ségrégation est totalement acceptée par tous, tant culturellement, que socialement, que dans l’Histoire du pays (esclavage, guerre de sécession, émeutes raciales, etc.).
Le traitement cinématographique d’une histoire afro-américaine se considère communément dans cette logique du « je suis donc je traite mieux », qui vit émerger des auteurs tels que Spike Lee, ou récemment les prétendants à la réalisation de BLACK PANTHERAva Duvernay, F. Gary Gray et Ryan Coogler. On arguera tout de même qu’un bouleversement de cette conception donne un regard singulier et moins prévisible – on pense notamment à Steven Spielberg et son Color Purple, à Michael Mann et son Ali, à l’anglais (mais noir) Steve McQueen et son 12 Years a Slave, ou à Steven Soderbergh, qui illustrait remarquablement l’hypocrisie du progressisme américain dans la première saison de The Knick. À l’inverse, on salue la prise de risque de producteurs comme Sony, prêts non sans a priori, à mettre en avant les artistes indépendamment de leur ethnie (Annie, Equalizer en 2014).

C’est dans ce contexte que l’on observe les studios Marvel/Disney chercher… un réalisateur noir engagé (Fruitvale Station militait contre les bavures ethniques policières) pour mettre en scène un super-héros noir a priori engagé (… Black Panther) ; acquérir l’empathie d’un public-cible, afro-américain, ne passe donc pas uniquement par les notions et qualités artistiques, mais également par les statistiques politico-sociales.

Reste donc à voir, si et comment une énorme machine comme le Marvel Cinematic Universe intégrera ces données à l’une de ses super-productions.
Sortie le 1 novembre 2017

Avengers : Infinity War part. 1

Anthony et Joe Russo ont été confirmés à la réalisation des 2 volets d’Avengers.
Sortie le 25 avril 2018


Pas d’infos
Sortie le 11 juillet 2018

Inhumans

Pas d’infos
Sortie le 31 octobre 2018

Avengers : Infinity War part. 2

Également par Anthony et Joe Russo – on constate ici l’idée (mauvaise? bonne?) de couper le métrage en deux parties, rejoignant la tendance économiquement hyper-rentable entamée avec Harry Potter… En espérant qu’il s’agit là d’étoffer scénarios et personnages plutôt que de faire rentrer plus de sous-sous dans les caisses.
Sortie le 1 mai 2019

Avengers Infinity War

On vous renverra ainsi aux pages wiki des comics pour en savoir plus sur ces super-héros et les possibles synopsis affiliés aux long-métrages. On relaiera ici toute information supplémentaire !

sommaire

Le MCU : présentation
Les super-héros avant le MCU
Phase 1
Phase 2
Phase 3
Critique d’ANT-MAN
– le RAS-LE-BOL Marvel