[critique série] Sons Of Anarchy – Saison 4

Afin de protéger leur ville des dealers et des entrepreneurs locaux, les membres d’un club de motos sont prêts à tout. Dans ce contexte critique, Jax Teller est partagé entre l’amour qu’il porte à sa confrérie et l’appréhension grandissante qu’il nourrit en voyant l’anarchie et le banditisme qui règne dans son club…

Note de l’Auteur

[rating:9/10]

Saison : 4
Nombre d’épisodes : 13
Format : 42 min
Date de 1ère diffusion US : 6 septembre 2011 (FX)
Titre original : Sons Of Anarchy
Création : Kurt Sutter en 2008
Avec Charlie Hunnam, Ron Perlman, Katey Sagal
Trailer VO de la saison :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9amUGOk3gfQ[/youtube]

Gare à vos bonnes femmes, les Sons are back ! Quatrième saison déjà (et oui je sais, que le temps passe vite!) d’une série qui n’a jamais déçu ses fans de la première heure mais qui n’a malheureusement pas eu le succès qu’elle mérite. Car sans être LA meilleure série de tous les temps, Sons Of Anarchy n’en reste pas moins l’une des meilleures séries de sa génération grâce à un casting composé principalement de vraies « gueules » possédant chacune un charisme et une personnalité qui lui est propre alors que la facilité d’appartenir à un groupe aurait pu titiller les scénaristes d’en faire le minimum syndical, un scénario sans aucun temps mort, une bande originale envoûtante et une atmosphère sentant bon la délinquance mature et dévergondée. Cette quatrième saison ne fait que confirmer ce constat.

En réalité, Sons Of Anarchy ne s’est jamais perdue à essayer d’introduire un nouveau thème à chaque saison (procédé très risqué dont Lost, pour ne citer que lui, a fait les frais) mais au contraire est restée fidèle à son axe premier : voir l’éclatement lent mais inévitable de cette grande famille. Cela n’empêche pas la multiplication de séquences fortes tout au long de la saison et plus largement de la série entière, bien au contraire. Car au risque de perdre de l’auditoire, Sons Of Anarchy a fait de la maturité sa devise première. Les Sons ne sont pas des enfants de chœur ni des petits chanteurs à la croix de bois mais plutôt des partisans de la picole, du sexe facile et du coup de tatane en pleine tronche. Welcome to Charming, welcome to the real life.

[pullquote]Sons Of Anarchy ne s’est jamais perdue à essayer d’introduire un nouveau thème à chaque saison mais au contraire est restée fidèle à son axe premier : voir l’éclatement lent mais inévitable de cette grande famille[/pullquote]

Dans cette quatrième saison, les Sons repoussent un peu plus loin leurs limites en s’engageant dans le trafic de drogue avec un cartel mexicain. L’occasion était trop belle pour ne pas introduire les incontournables Danny Trejo et Benito Martinez (The Shield) qui s’adaptent en un claquement de doigt dans ce tableau dopé à la testostérone avec des personnages beaucoup plus complexe qu’ils n’y paraissent de prime abord. Cette nouvelle orientation vers le trafic de drogue n’aura que pour seul impact la destruction désormais certaine des Sons avec une multitude de trahisons et de meurtres (chut il ne faut pas en dire davantage malheureux !). Juste entre nous, les trois derniers épisodes sont jubilatoires à outrance mais je n’en dirai pas plus cette fois c’est promis.

Au regard de cette dernière saison un seul désir nous ronge l’esprit, que le succès soit de nouveau au rendez-vous outre Atlantique pour voir fleurir de nombreuses autres saisons. C’est bien la première fois que je me vois espérer une telle chose, moi qui d’habitude espère qu’une série ne dépasse pas les trois saisons. Ce doit être ça la magie des Sons.