Aaron Greenberg est du genre à prendre les choses en main et à résoudre les problèmes. Cet ambitieux stagiaire de 23 ans s’est habilement immiscé dans le job de ses rêves juste à temps pour se voir confier la mission qui pourrait bien déterminer tout son avenir professionnel : il doit se rendre à Londres et ramener un des dieux du rock au Greek Theatre de Los Angeles, à temps pour le concert de lancement d’une tournée au budget astronomique. Une seule mise en garde : s’il le quitte du regard, c’est à ses risques et périls.

Le rocker anglais Aldous Snow est un musicien de génie et un amant insatiable. Blasé par les hordes de béni-oui-oui et les monceaux d’argent qui l’entourent, cet ancien leader d’un groupe de rock légendaire est à la recherche du sens de la vie. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne doit pas faire quelques orgies en attendant de le trouver. Quand il apprend que l’amour de sa vie est en Californie, Aldous se donne pour but de la reconquérir… juste avant de reprendre sa place au sommet de la scène rock mondiale.

Alors que démarre le compte à rebours jusqu’au concert, Aaron Greenberg se retrouve contraint de naviguer entre le réseau des trafiquants de drogue londoniens, les embrouilles new-yorkaises et les strip-teaseuses de Las Vegas, pour livrer son colis en temps et en heure et à peu près sain et sauf. Aaron va devoir embobiner, tromper, arranger et amadouer Aldous, mais il le ramènera au Greek Theater !

Note de l’Auteur

[rating:3/10]


Date de sortie : 1 septembre 2010
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h 49min
Bande-Annonce :

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Après le succès surprise de un nombre croissant de productions ont vu le jour en espérant une seule et unique chose : réussir le même hold-up. Malheureusement, comme souvent, le copié-collé qui opère dès le titre lui-même, s’avère être une vague mascarade reposant sur la popularité d’un film qui a déjà fait son temps. n’échappe pas à cette règle.

En regardant American Trip deux choses sautent aux yeux. La première est ce rythme bâtard surprenant qui nous fait croire que l’on se trouve dans une sitcom dont on aurait collé bout à bout chaque épisode pour le balancer au cinéma. Les coupes sont presque bâclées et le rythme n’en ressort que plus désagréable à suivre. Ça c’était le premier constat, constat qui nous gâche d’un tiers le plaisir.

L’autre grosse déception vient des acteurs et des pitreries qui en émanent. On regardant ce film, on a plus l’impression que les producteurs ont balancé à la figure de Russell Brand et de sa bande de fanfaron un cahier des charges contenant toutes les scènes soi-disant comiques devant être incorporées au film. Du coup, on regarde plus de travers ce travail de commande sans âme et sans saveur dans lequel on aurait dû plonger tête la première pour participer à ce délire ne connaissant aucune limite. Ce ne sera malheureusement pas le cas.

Au final, en espérant surfer sur la notoriété d’un comique de bistrot comme Russell Brand, les producteurs ont oublié l’essentiel : être inventif. Les comiques de répétition se succèdent avec une froideur vomitive et seules quelques malheureuses scènes disséminées ici et là arriveront à nous arracher un semblant de sourire aux lèvres. Bien trop peu pour un film qui se veut avant tout drôle et délirant. A oublier vite.