Lors d’une ronde de nuit qui tourne mal, Simon et Julie, deux simples gardiens de la paix, blessent un jeune cadre qui a abattu sans raison un de leurs coéquipiers. Accusés à tort de bavure et lâchés par leur hiérarchie, ils décident de prouver leur innocence en enquêtant sur la drogue responsable du coup de folie de leur agresseur.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]


Date de sortie : 7 avril 2010
Réalisé par Nicolas Boukhrief
Film français
Avec Cécile de France, Fred Testot, Julien Boisselier
Durée : 1h 45min
Bande-Annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Après deux années de désertion, Nicolas Boukhrief revient avec un polar noir qui semble tout droit suivre la même lignée que Le Convoyeur, réussite surprise de 2004 mettant en scène Jean Dujardin et Albert Dupontel. Sans pour autant atteindre les cimes de ce dernier, cette nouvelle réalisation réussit son pari de nous divertir avec talent.

Nous amenant sur les traces de deux policiers obligés d’enquêter de manière très borderline sur une nouvelle drogue suite au décès d’un de leurs collègues, Gardiens De L’Ordre arrive à nous convaincre dès les premières secondes. Certes ce n’est pas ce scénario déjà-vu nous plongeant dans les dangers de l’infiltration policière qui nous fera nous lever de notre siège pour applaudir au génie mais Nicolas Boukhrief arrive à nous dresser un portrait très intéressant du monde de la nuit à travers le regard de ces deux flics brillamment interprétés par Fred Testot (quelle belle surprise !) et Cécile De France dans un rôle beaucoup plus sombre qu’à l’accoutumée.

Après le décevant Cortex, on pouvait craindre le pire mais tel un je-m’en-foutiste de génie Nicolas Boukhrief fait taire ses détracteurs de la plus belle des manières ici. Mise en scène dynamique, atmosphère efficace, esthétisme convaincant (subtil jeu de lumières), tout arrive à nous convaincre que ce réalisateur n’est pas mort et qu’il a encore de l’encre dans son stylo. Ainsi donc, ce qui aurait pu s’apparenter à un énième film sur la police et ses écarts de conduite s’avère être une œuvre non sans accroc du en grande partie à un manque d’originalité certain mais très plaisante à découvrir.

Au final, sans pour autant révolutionner le genre, Nicolas Boukhrief nous offre un polar noir à la française, honnête et sans grosse bavure, qui nous promène avec une facilité déconcertante dans une descente aux enfers finement filmée. Une bonne petite surprise comme il est si rare d’en voir de nos jours.