Le jour de son mariage, la jeune Susan Murphy reçoit sur la tête… une météorite qui la transforme en un monstre de plus de 20 mètres. L’armée entre promptement en action, neutralise la géante et l’incarcère dans une prison top secrète. Rebaptisée Génormica, Susan fait connaissance avec ses compagnons d’infortune : le brillant Dr Cafard, à tête d’insecte, l’hybride macho de singe et de poisson appelé Maillon Manquant, l’indestructible et gélatineux BOB et le gigantesque Insectosaure.
L’heure de la délivrance ne tarde pas à sonner pour tous ces Monstres, car voici qu’un mystérieux et maléfique robot, échu d’une lointaine galaxie, se pose sur notre planète et se met à y causer de sérieux dégâts. Le Président, cédant aux pressions du général Putsch, décide alors d’enrôler les Monstres pour contrer les envahisseurs et sauver le monde civilisé d’une destruction imminente…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 1 avril 2009
Réalisé par Rob Letterman, Conrad Vernon
Film américain
Avec Stéphane Freiss (VF), Julien Doré (VF), Louise Bourgoin (VF), Reese Witherspoon (VO), Seth Rogen (VO), Hugh Laurie (VO)
Durée : 1h33min
Titre original : Monsters vs. Aliens
Bande-Annonce :

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Et un film signé DreamWorks! Un! … Pour notre plus grand plaisir ! Il n’est plus étonnant de jubiler à l’avance à la simple évocation de ce studio… A la tête du projet Monstres contre Aliens : Rob Letterman et Conrad Vernon dont on peut déjà citer une co-réalisation sur Gang des requins et Shrek 2. Nous pouvons d’ores et déjà leur faire confiance : inutile donc de connaitre l’histoire pour avoir envie de courir vers cette promesse de bijou.

Techniquement Monstres contre Aliens est remarquable. Plus d’un an de travail pour BOB par exemple. Un drôle de monstre sans cerveau dont la texture gélatineuse est difficile à rendre à l’image. Le défi est relevé, et voilà un des monstres les plus drôles du film. Qu’il absorbe tous les objets pour se nourrir ou toutes les personnalités de son entourage pour combler l’absence de neurones, il reste un personnage unique au même titre que ses compagnons de route.

C’est ainsi qu’on ne se lassera pas d’admirer la charte graphique lumineuse que nous offre Monstres contre Aliens. Le choix de personnages « monstrueux » nous étale une palette de couleurs allant du bleu au jaune et en passant par le rouge. La parade de nos héros est un joyeux mélange de textures : des écailles du Maillon Manquant, aux poils de l’insectausaure en passant par la fameuse gélatine de BOB, nous nageons en plein stimuli visuel. Finalement, monstres ou pas, on aimerait bien les toucher…

Ce film fonctionnera d’abord comme un conte pour enfant grâce à ce thème de la différence. De plus, l’héroïne devra s’épanouir pour ce qu’elle est, et non pour les autres. Un sujet simple qui se retrouve régulièrement dans les histoires pour enfant. Tous ces petits ( ou gigantesques ) monstres plairont tout d’abord aux plus jeunes qui s’amuseront des enchainements de gaffes de ces héros. Que les parents (ou les grands enfants) se rassurent : les nombreuses références aux autres films de science-fiction rythment la séance, les scènes décalées se suivent et n’oublient pas de nous faire rire.
Sans oublier quelques tirs humoristiques bien ciblés contre l’armée des États-Unis ainsi que leur président peu crédible. Un bon moment en perspective.