La vie s’écoule paisiblement dans la ville d’Angle Grove, protégée par les Power Rangers, six adolescents aux pouvoirs surnaturels. Jusqu’au jour où les ouvriers d’un chantier découvrent un étrange sarcophage qui contient une immonde créature appelée Ivan Ooze.

Pifomètre Nanar

Date de sortie : 18 octobre 1995
Réalisé par Bryan Spicer
Film nippo-américain
Avec Karan Ashley, Johnny Yong Bosch, Steve Cardenas
Durée : 1h35min
Titre original : Mighty Morphin Power Rangers: The Movie
Extrait :

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Qui ne se souvient pas des Powers Rangers ? Cette série doucement ringarde où des moules sans charisme enfilent des costumes aux couleurs criardes et dont la gestuelle surréaliste laisse deviner une hyperactivité chronique maladive. Allez savoir pourquoi, en 1995, la a décidé de sortir le film sur grand écran mais sans mettre les moyens qu’il faut. Non pas qu’un surplus de budget aurait franchement sauvé le film qui est d’une nullité sans nom mais on aurait pu au moins parler d’un mérite technique.

Powers Rangers va reprendre tout ce qui faisait le grotesque de la série en en multipliant le tout par 4, je vous laisse imaginer le résultat qui défie l’imagination. Les acteurs représentent à eux seul le gros morceau du film. Dépourvus de la moindre once de charisme ou de crédibilité, ils balancent à tout va des répliques assez croustillantes en matières de niaiseries et de ridicule qui laissent le spectateur parfois assez pantois.

Du côté des méchants, on ne peut pas parler de grande classe non plus. On a droit soit à des monstres en caoutchouc récupérés du dernier Carnaval de Quichon-sur-Marne où des acteurs qui cabotinent comme jamais. On est d’ailleurs bien déçu de voir le méchant incarné par Paul Freeman, lui qui jouait le rival d’Indiana Jones dans Les Aventuriers De L’Arche Perdue se trouve réduit à faire l’imbécile sous un maquillage violet. Son personnage n’avait déjà pas grand-chose pour lui, mais les scénaristes l’enterrent définitivement en lui collant l’un des pire noms de l’histoire du cinéma et lui retirent définitivement la chance d’avoir une quelconque classe à l’écran. Parce qu’il faut bien l’avouer, on ne peut pas oser déclarer qu’on va conquérir la planète quand on s’appelle Yvan Ooze.

Le plus fort des Powers Rangers réside aussi dans ses scènes d’actions où on nous inflige l’inévitable scène de transmutations qui fait de kitsch un terme complètement désuet pour désigner ce qu’on ose nous montrer là. Et c’est parti, les Powers Rangers se battent contre des affreux à grands renforts de cascades craignos où l’on devine très facilement les câbles invisibles, le tout ponctué de punchlines qui renforcent toujours plus le statut de tête à claques de nos héros. Et puis bien entendu, comme les Powers Rangers ont leurs codes, la fin nous refile toujours deux robots qui se pètent la tête dans une ville miniature. Mais là on est en 1995, la révolution numérique a déjà eu lieu avec et la production a voulu se mettre au goût du jour. Faisons simple, leurs robots numériques sont tout simplement affligeants et même les enfants qui sont manifestement le public ciblé pourront toujours soupçonner que ce film les prend un peu pour des imbéciles finis.

Ce Power Rangers était tel qu’on pouvait l’imaginer. Une vaste farce qui s’adresse aux enfants qui sont des grand débiles comme tout le monde le sait, donc inutile de trop s’embêter sur un scénario qui frise le degré zéro. Disons ce qui est, Power Rangers est une insulte envers l’intellect humain et lui assure une bonne place parmi les nanars et en plus dedans, il y a quand même un mec qui s’appelle Yvan Oose.