Après Au Coeur de l’Océan sorti en fin d’année dernière, c’est un nouveau film mettant en scène l’affrontement entre l’homme et l’incroyable force de la nature qu’est l’océan que les studios Disney nous proposent. Basé sur une histoire vraie, THE FINEST HOURS raconte le sauvetage des marins du SS Pendleton au large du Massachusetts par une petite équipe de garde-côtes menée par Bernie, un jeune homme réservé et peu estimé de ses collègues.

À l’instar des récentes productions adultes de Walt Disney telles que Dans l’Ombre de MaryTHE FINEST HOURS prend le temps de bâtir son intrigue à travers une introduction raffinée, très élégante. Cet académisme stylisé fait au départ plus penser à un drame d’époque qu’à un film d’aventure, et a de quoi surprendre, mais permet au final d’ancrer le film dans une dimension plus réaliste.

Casey Affleck délivre une prestation solide, avec un rôle qui rappelle sa prestation dans Gone Baby Gone, un jeune homme volontaire et courageux, avec une aura qui lui confère un supplément d’âme et un leadership inné. Dans l’ombre de son frère aîné Ben Affleck, il continue de se bâtir une filmographie solide (Good Will HuntingOcean ElevenInterstellar et il sera prochainement à l’affiche de Triple 9 et Manchester by the Sea avec Michelle Williams). À ses côtés, Chris Pine (Star Trek) est épatant dans un jeu tout en humilité et sobriété, dans un style qu’on ne lui connaissait pas. Mais le belle surprise du film est la jeune britannique Holliday Granger, qui interprète la petite amie de Bernie avec une personnalité forte et troublante.

Photo du film THE FINEST HOURS

© The Walt Disney Company France

Le réalisateur Craig Gillespie propose de suivre le sauvetage sous trois angles complémentaires : les habitants restés au port, Bernie et son équipe à la recherche du navire et les marins bloqués à bord du pétrolier. Certes prévisible, cette stratégie est néanmoins payante car elle met en place une dramaturgie puissante et instille une tension grandissante qui culmine lors de la scène du sauvetage.

“Un mix thriller / drame d’excellente qualité, grâce à un condensé de sensations fortes et d’émotions.”

Les effets spéciaux et la photographie sont impressionnants surtout en 3D, la mer déchainée se prête en effet bien à ce procédé. L’accompagnement musical de Carter Burwell (Barton FinkNo Country for Old MenCarol) transcende les scènes en mer comme au port par son lyrisme et sa symbiose avec les images.

Le film bénéficie malheureusement d’une date de sortie peu adéquate (en effet comment concourir avec le monstre The Revenant) et d’un marketing trop léger pour attirer les spectateurs et devrait être un échec au box-office. C’est fort dommage car si THE FINEST HOURS n’est certes pas la production la plus originale de l’année, il n’en reste pas moins un mix thriller/drame d’excellente qualité, grâce à un condensé de sensations fortes et d’émotions.

Paul

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INFORMATIONS

Affiche du film THE FINEST HOURS

• Titre original : The Finest Hours
• Réalisateur : Craig Gillespie
• Scénario : Eric Johnson, Scott Silver, Paul Tamasy basé sur le livre de Michael Tougias & Casey Sherman
• Acteurs principaux : Chris Pine, Casey Affleck, Ben Foster, Holliday Grainger, John Ortiz, Eric Bana
• Pays d’origine : Royaume-Uni
• Sortie : 24 février 2016
• Durée : 1h57 min
• Distributeur : The Walt Disney Company France
• Synopsis : Le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes qu’ait jamais connues la côte Est des États-Unis s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. Elle ravage les villes du littoral et détruit tout sur son passage y compris le SS Pendleton, un pétrolier de 150m. Les équipages restent piégés à l’intérieur des navires voués à sombrer rapidement. Le premier maître envoie immédiatement à la rescousse le bateau de sauvetage CG 36500, sous le commandement du capitaine Bernie Webber. Ce dernier et son équipage de trois hommes se lancent dans une périlleuse mission à bord de leur embarcation afin de tenter de sauver l’équipage.

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[CRITIQUE] THE FINEST HOURS

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