Affiche du film Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

: 26 octobre 2011
Réalisé par
Film américain, néo-zélandais
Avec les voix originales de Jamie Bell, Andy Serkis, , , Nick Frost,
Durée : 1h47min
Titre original : The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn
:

Adapter Tintin au cinéma n’est pas une sinécure. On a d’abord pu s’en rendre compte dans les films “live” avec Jean-Pierre Talbot (où le héros se frottait à La Toison d’Or et aux Oranges Bleues) honnêtes mais franchement pas à la hauteur de l’oeuvre d’Hergé (ou de la licence de Moulinsart désormais). De même, on pouvait craindre le pire en sachant que ce film adapté d’une BD franco-belge allait être adaptée par un studio américain (même si c’est un certain Steven Spielberg qui s’en occupe) et que le projet a mis 27 ans à se monter et à sortir en salles (le réalisateur a acquis les droits en 1984, après la sortie d’Indiana Jones).

Bref, le côté intemporel de la ligne claire d’Hergé, cette icône typée franco-belge, mariée aux Etats-Unis de Spielberg et à un montage de projet extrêmement long pouvait faire craindre le pire. Le résultat est… différent. Visuellement, le cap de la 3D et de la “performance capture” du studio de SFX de peut aisément partager : le rendu est à mon sens de qualité après avoir visionné l’ensemble du film mais j’avoue avoir eu du mal à m’y faire le premier quart d’heure. L’ensemble modernise le travail d’origine tout en étant très respectueux de l’oeuvre originale tant par la référence à celle-ci dès le début du film que par une retranscription très subtile des mouvements “clés” du personnage dans la BD (notamment lors de la première visite à Moulinsart).

Le sentiment général qui ressort à la sortie de la salle a bien été de la satisfaction en ce qui me concerne (ainsi qu’une bonne partie des spectateurs présents ce soir là qui a applaudi pendant le générique).

En ce qui concerne le reste de la réalisation, le film est bien rythmé et on retrouve à la fois la patte “Tintin” et celle d’un Spielberg penchant parfois vers des relents d’Indiana Jones bien sentis. En terme de scénario, le trio Steven Moffat (, ), () et Edgar Wright (Scott Pilgrim, Hot Fuzz, Shaun of the Dead) ont opté pour certains parti-pris assez déroutants comme la manière de marier Le Crabe aux Pinces d’Or, Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge, insister très fortement sur l’alcoolisme de Haddock ou encore celui d’évincer le personnage de Tournesol de ce premier film… Mais l’ensemble est très cohérent et là encore très respectueux de l’esprit de la BD. De même le côté à la fois daté et intemporel de l’oeuvre originale d’Hergé est conservé et ne perturbe aucunement le visionnage.

Le sentiment général qui ressort à la sortie de la salle a bien été de la satisfaction en ce qui me concerne (ainsi qu’une bonne partie des spectateurs présents ce soir là qui a applaudi pendant le générique). A posteriori, ce n’est pas un “chef d’oeuvre” au même titre que le matériel d’origine mais l’adaptation est fort honnête : elle relaie à la fois l’ambiance, l’esprit aventureux des personnages, l’humour des situations, etc… L’aspect visuel peut en revanche freiner mais la relecture de Spielberg/Jackson et des scénaristes Moffat/Cornish/Wright est à la fois moderne et globalement respectueuse. On attend donc la suite !

A noter par ailleurs un générique de début visuellement très bien pensé et réalisé qui met bien dans l’ambiance dès le début.

21
Laisser votre avis

Veuillez vous connecter pour commenter
avatar
16 Fils de commentaires
2 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
7 Auteurs du commentaire
YannickEricYannickVincentSarah Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
Le plus récent Le plus ancien Le plus populaire
Me notifier des
theseus black
Invité
theseus black

MON AVIS:

Le film est vide de toute vie, de tout scénario et la manière dont les producteurs ont vidé la substance de l’histoire tout en zappant certains personnages; en fait une sorte d’attraction 2D aux beaux décors + ou -bien animé…

Rien ne reste de l’ambiance du Tintin original, et par ailleurs son interprétation n’est même pas ressemblante ou quelque peu fidèle à l’esprit.

Scandaleux et grotesque.

Eric
Invité

Comme quoi, les avis sur un même film peuvent être TRES différents. ;-)

Je n’ai pas eu du tout la même vision de ce film évidemment mais par exemple l’absence de Tournesol m’a quand même décontenancé.

Emilie
Invité

Je trouve également que le film respecte bien l’univers de Tintin (autant que je me souvienne des bandes dessinées). En revanche, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le film à cause justement de cette trop grande proximité visuelle et de l’histoire : le début respecte tellement ce qui se passe dans la bande dessinée dans mon souvenir que j’avais une sensation de déjà vu très forte. Aucun effet de surprise comme savoir par qui serait la tête de l’acteur qui interprète tel ou tel personnage ou comment le film allait démarrer. Mais une fois dedans, j’ai trouvé ça assez plaisant et joli !

theseus black
Invité
theseus black

@Emily

au contraire le film ne respecte pas l’univers de tintin: tous les Tintinophiles un peu sérieux s’accordent sur ce point…

Dire le contraire c’est une pure absurdité, ce film sans histoire est fait pour les beaufs de tte façon: Tintin au Mc Do !!

Sarah
Rédaction

Je suis assez d’accord avec l’avis sur le film, qui est très agréable à regarder même si certains partis pris scénaristiques sont étonnants, mais après tout il faut bien s’adapter au medium qu’est le cinéma, et j’ai trouvé pour le coup que Spielberg utilisait la bande-dessinée à bon escient pour composer ses plans et ses mouvements.

Cela dit, pardon de tiquer sur ça mais pourquoi utiliser le terme “franco-belge”? J’ai souvent remarqué ça et je trouve drôle que les français (et je suis française aussi, hein) se réapproprient l’oeuvre d’Hergé et se scandalisent dans le même temps pour des broutilles dont les belges n’en ont que faire, alors que c’est bien LEUR patrimoine qui a été “pillé” par les américains mais ici, à Bruxelles, la plupart des gens sont ravis (et même les plus grands Tintinophiles le sont, à commencer par Hugues Dayez qui est croyez-moi loin d’être le dernier des illettrés!).

Donc je pinaille pour des conneries mais Tintin n’est pas une BD “franco-belge”: Hergé est belge, Tintin est belge, il est né et vit à Bruxelles (juste à côté de la Place du Jeu de Balle que l’on peut voir au tout début du film, décor de la scène du marché aux puces), et pour finir Spielberg a ce projet depuis une vingtaine d’années puisque tout juste après Indiana Jones, des journalistes lui ont demandé s’il s’était inspiré de Tintin pour composer son personnage, et c’est là qu’il s’est procuré les BDs… et a contacté Hergé pour parler d’une adaptation. Du coup pardon mais je trouve que Spielberg était plus à même d’adapter une BD qui fait certes partie intégrante de la culture francophone (quoi que traduite dans 50 langues) mais qui le passionne depuis des décennies (d’autant qu’Hergé avait déclaré qu’il souhaitait que ce soit Spielberg) que disons Olivier Dahan ou Christophe Barratier… qui auraient leur nationalité pour seul argument, encore que.

Il faudrait que les français arrêtent de s’accaparer les bons artistes belges! (bah oui, Jacques Brel lui il est français, par contre Annie Cordy elle peut rester dans son plat pays)

Yannick
Rédaction

Juste pour rebondir sur ton passage “franco-belge”, Sarah : La BD est en français, langue originale de l’oeuvre. D’où peut-être ce raccourci (?)