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éjà j’ai envie de dire un gros mot…BORDEL ! C’est TOUJOURS la même histoire . Je sors du ciné et je boite comme Kevin Spacey dans Usual Suspect. J’ai encore cette désagréable impression de m’être enfoncé une énorme batte de base-ball dans le rectum, mais…
Je sais à quoi m’attendre avec cette licence, et je parviens systématiquement à recevoir ce que je viens chercher : du grand n’importe quoi.
C’est toujours la même rengaine, je ne peux pas m’empêcher de dauber allégrement en sortant du cinéma, mais je me dis aussi que c’était quand même vraiment jouissif par certains aspects…

C’est comme le cycle de l’eau, c’est inéluctable : les Blockbusters appliquent toujours les même recettes, et nous les servent avec plus ou moins de délicatesse… Pour Transformers, c’est trop gras, complétement insipide, et le service est déplorable… Mais il faut reconnaitre qu’il y a du peps, et que tout n’est pas à jeter.

Je vais donc m’employer à dégommer ce film avec tendresse.

Lors de l’achat du ticket, il faut déjà se préparer psychologiquement à la chose : Il s’agit d’un film d’action qui met en scène des voitures-robots (les autobots), qui ont la capacité de se transformer en immense soldats, très très forts en bagarre.

A la Réalisation, c’est Michel Bay. L’accro à la TNT, producteur de Films qui font “Boum”. Le porte étendard de la sueur, et de l’Amérique à casquette.
Il ne faut pas oublier également qu’il s’agit d’ une suite, avec tout ce que cela implique : c’est le 4ème volet de la licence.
Dernier truc : Shia Laboeuf qui incarne le héros des volets précédent s’en est allé vers d’autres sphères, il à décidé de ne pas rempiler. C’est  qui le remplace, avec inutilité.

 

Dinobots

© Paramount

En achetant le ticket, mettez vous bien en tête que le seul but de cette séance sera de vous vider la tête au sens large… devenir bête, anéantir la moindre petite parcelle d’ intelligence, c’est le retour au primitif, au masculin viril, celui qu’a créé nos sociétés modernes. Apprêtez vous à rejoindre la confrérie du NVB : Nichon, Voiture, Baston.

Alors les aspects positifs; déjà il faut saluer la grande qualité des effets spéciaux. Je ne parle pas des explosions, qui bien qu’impressionnantes, ne parviennent pas à déclencher une proximité de danger…
mais l’excellente utilisation du numérique . c’est l’élément sur lequel le film peut se reposer. Le gros point fort. Les autobots en mettent plein la vue, 2H46 de film, je n’ai pas ressenti d’ennui. La mission distractive est une réussite.C’est aussi peut être lié au montage à la Budweiser . Qui donne soit l’impression que le monteur est bourré. soit que le film n’est qu’une succession d’ellipses alors qu’il n’y a rien à ellipser.

Après, qu’on aime ou qu’on déteste, c’est quand même franchement jouissif de voir des voitures se transformer en soldats, et des “dinosaures mécaniques qui tatanent l’Amérique en crachant du feu”. Et Finalement, qu’attend-t-on de ce genre de production?
C’est simplement d’explorer le domaine de l’impossible, de la dé-réalisation extrême. Ce genre de cinéma possède cette puissance, il  peut nous pondre 2H46 sur le fantasme sexy de la voiture soldat qui tabasse tout ce qui bouge. Sur le papier, l’envie d’aller voir le film reste intacte, même si cette fois ci, on aura pas le Dino qui fracasse le Brooklin Bridge, ni de singe géant qui escalade l’Empire State, mais on aura notre show, qui suspendra nos vies pour un moment, et nous sortira du quotidien.

”Nous sommes devant un film malpoli, bâclé, fait par des businessmen dans le seul but d’avoir un retour sur investissement immédiat.”

Les points négatifs sont nombreux: Des plans foireux, un manque cruel d’originalité. L’interprétation est limitée et les personnages sans saveur… Les dialogues sont d’une incroyable pauvreté. L’humour est potache, parfois limite, la mise en scène chaotique, sans style. Les touches mélos, sont dérangeantes et mettent mal à l’aise tant elle tombent à contre temps.

Le tout donne la sensation que nous sommes devant un film malpoli, bâclé, fait par des businessmen dans le seul but d’avoir un retour sur investissement immédiat.
Un problème se pose ;on ressent un manque de sensations fortes, au contact des robots… au contraire d’un Pacific Rim dans lequel le gigantisme vertical prend tout son sens.   patauge et n’y parvient pas. Dommage.
Le scénario est facile, il ne présente aucun intérêt, probablement torché en 5 minutes entre deux cafés, dans un couloir de la boite de prod.

En gros, des méchants extra terrestres sont de mèche avec des méchants de la CIA, ils s’allient pour traquer et tuer nos amis les autobots. Pour ce faire, sous couvert d’ éradiquer le clivage hommes/ autobot, un industriel :   (seul acteur du film à proposer un jeu correct), ne trouve rien de mieux que de créer ses propres autobots. Qui sont en fait les pantins du chef des decepticons. Bien entendu le but ultime de ces derniers est de détruire la terre et les humains.
Un scénario classique, mené par un trio de héros humains nunuches père/fille/petit ami. Le dernier cité va devoir gagner sa place auprès du père, complètement en vrac, et très protecteur vis a vis de sa fille adorée . Blablablibloublablabliblablabla. Surement le 25ème traitement en surface de ce schéma type Armageddon.
Bref, on surfe encore sur des motifs caricaturaux trop souvent exploités.

 

TRANSFORMERS: AGE OF EXTINCTION

 

Parfois les blockbuster abordent quelques questions existentielles, développent des personnages avec plus ou moins de brio ( Dark Knight, ou les Spiderman de Raimi), ce n’est pas le but premier des films d’action, je l’accorde, mais j’aime quand même quand cet aspect est enclenché, c’est juste une question de respect envers le spectateur.Cela donne de la graine à manger à ceux qui aiment la tournure psychologique des choses… Ici, rien, pas d’accès, c’est le néant. Toutes les décisions sont dé-raisonnées et irréfléchies… ça fonce, les méchants foncent, les héros foncent, ça va tout droit, c’est manichéen, binaire, adolescent, et précipité.. la bagarre, la bagarre contre les méchants, boum boum boum, la cause est lointaine, on ne comprend pas, mais qu’importe: à l’attaque!ça m’a un peu manqué, la psychologie… un minimum quoi.

Ici on se sent loin de tout. Aucune empathie pour cet inventeur raté interprété par Mark Wahlberg qui peine à se trouver des amis, et à éduquer sa fille, () qui elle, n’est bonne qu’a payer son shorty, et à se faire rouler des pelles sur la plage arrière de la voiture tunée de son petit ami, Le Sébastien Loeb Texan (Jack Reynor)…

Pour conclure: c’est un film qui possède de grosses carences ; Mise en scène, jeu d’acteurs, dialogues, technique, et qui manque cruellement de fond. Donc si vous êtes exigeant vis à vis du cinéma, et de sa profondeur, passez votre chemin. Transformers , c’est un monde à part, de plaisir éphémère. Un monde de spectacle, ou l’immédiat est assumé. C’est un film de consommation pure qui n’a pour seule ambition que de faire passer le temps avec démesure. Le vrai souci est que la mise en scène n’est pas au niveau du spectacle annoncé. En ce sens le cahier des charges vis à vis du spectateur n’est pas respecté…
Mais on à tous un côté maso.

 

CASTING
Titre original : TRANSFORMERS : l’âge de l’extinction
Réalisation : Michael Bay
Scénario : Ehren Kruger
Acteurs principaux : Mark Wahlberg, Stanley Tucci,
Pays d’origine : Américain , chinois
Sortie : 16 Juillet 2014
Durée : 2h46mn
Distributeur :
Synopsis : Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…
BANDE-ANNONCE