L’histoire: 1185, Japon féodal ; un seigneur en fuite, ses gardes du corps et disciples, tous déguisés en moines, doivent traverser une forêt dans laquelle ils doivent éviter d’être capturer et amadouer les gardes-frontières.

Le Plus Dignement, œuvre précédente du cinéaste, portait déjà en son cœur très propagandaire, la marque de l’auteur : enjeux intimes reflétant les maux et aspirations de la nation, humanisme, beaux portraits de personnages – qui plus est féminins, et peinture d’un Japon contemporain.
QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE… quatrième film d’Akira Kurosawa, porte en lui l’autre versant du réalisateur : celui tourné vers le divertissement et l’allégorie.

Les personnages qui le composent sont par conséquent embryonnaires de ceux des films suivants. Du comic-relief faisant lien entre personnel et global, au maître à protéger coûte que coûte, en passant par les guerriers aguerris qui n’utiliseront jamais la force pour atteindre leurs objectifs ; tout cela rappelle entre autres, La Forteresse Cachée. Le contexte de production particulier (peu de moyens, 3e film d’un jeune réalisateur, contexte de guerre) s’accorde ainsi parfaitement avec le corps du film : une histoire de ruse et d’intelligence structurée par le dialogue et les interprétations (acteurs & personnages).

Qui marche sur la queue du Tigre.. (2)

Malgré l’indéniable talent de Kurosawa pour filmer les décors naturels, QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE… se suit sans déplaisir ni passion. En cause, le manque d’épaisseur et d’enjeux du scénario, traduit à l’écran par un récit convergeant vers un semi climax très attendu. Il y a cependant dans ce climax, une scène très controversée : celle où l’on voit SPOIL [spoiler mode=”inline”]le seigneur Yoshitsune se faire rosser par son garde du corps et ainsi tromper la vigilance des gardes-frontières, ceux-ci pensant qu’il n’est qu’un vulgaire porteur.[/spoiler]

“Le film porte en lui le versant du réalisateur tourné vers le divertissement et l’allégorie.”

Cette scène, partie intégrante de la pièce de théâtre d’origine Kanjinchō (1840), n’était absolument pas source de litiges dans la culture japonaise. Au contraire, elle exprime le paroxysme de la loyauté, via la transgression d’un code d’honneur et du sacrifice personnel qu’il exige. Un symbole très fort d’un patriotisme purement japonais ramené à des enjeux intimes qui ne fut pas du goût de l’occupation américaine d’après-guerre ; le film fut ainsi censuré, jusqu’à 1952.
Une autre facette du cinéma d’Akira Kurosawa est donc déjà perceptible dans QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE…: l’allégorie d’un certain Japon et de ses valeurs antédiluviennes, entrant en conflit avec un capitalisme “récemment” implanté de force dans le pays.

QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE… a été chroniqué dans le cadre d’une rétrospective consacrée à Akira Kurosawa dans le cadre du Fstival Lumière 2015, à Lyon, du 12 au 18 octobre

Le FESTIVAL LUMIÈRE sur Le Blog du Cinéma
MARTIN SCORSESE: Analyse de ses films

MARTIN SCORSESE: portrait de l’auteur

Ses films présentés au festival Lumière :

Hugo Cabret (2011)
Les Infiltrés (2006)
Casino (1995)
Le Temps de l’innocence (1993)
Les Nerfs à vif (1991)
Les Affranchis (1990)
La dernière tentation du Christ (1988)
La valse des pantins (1982)
Raging Bull (1980)
New York, New York (1977)
Taxi Driver (1975)
Alice n’est plus ici (1974)
Mean Streets (1973)
Boxcar Bertha (1972)
Who’s that knoocking at my door (1968)

Chroniqués par Georgeslechameau

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AKIRA KUROSAWA : les années Toho

AKIRA KUROSAWA: PORTRAIT

Le Plus dignement (1944)
Qui marche sur la queue du tigre… (1945)
Je ne regrette rien de ma jeunesse (1946)
Un merveilleux dimanche (1947)
– L’Ange ivre (1948)
– Chien enragé (1949)
– Vivre (1952)
– Vivre dans la peur (1955)
La Forteresse cachée (1958)
– Les Salauds dorment en paix (1960)
Yojimbo – Le Garde du corps (1961)
Sanjuro (1962)
– Entre le ciel et l’enfer (1963)

Chroniqués par Georgeslechameau

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8 films de JULIEN DUVIVIER

JULIEN DUVIVIER: portrait de l’auteur

David Golder (1931)
La Bandera (1935)
La Belle Équipe (1936)
Pépé le Moko (1937)
Un carnet de bal (1937)
La fin du Jour (1939)
Panique (1946)
– Le Temps des Assassins (1956)

Chroniqués par Louis

DUVIVIER

quelques films: BAD BOY BUBBY, BLADE RUNNER, LES NÉGRIERS

BAD BOY BUBBY, de Rolf de Heer (1993)

Affiche du film BAD BOY BUBBY

+ CRITIQUE

Titre original : Bad Boy Bubby
Réalisation :
Rolf de Heer
Scénario :
Rolf de Heer
Acteurs principaux :
Nicholas Hope, Claire Benito, Ralph Cotterill, Carmel Johnson
Pays d’origine : Australie, Italie
Sortie :
1 novembre 1995 – (ressortie 11 novembre 2015)
Durée :
1h48
Distributeur :
Nour Films
Synopsis :
Séquestré depuis sa naissance par sa mère, Bubby ignore tout du monde extérieur qu’il croit empoisonné. L’arrivée de son père, dont il était tenu éloigné, va bouleverser sa vie. Le jour de ses 35 ans, Bubby va enfin sortir. Il découvre un monde à la fois étrange, terrible et merveilleux où il y a des gens, de la pizza, de la musique et des arbres…

“Ode à la différence et à l’acceptation de soi.”

Bad Boy Bubby

BLADE RUNNER, de RIDLEY SCOTT (1982)

Blade Runner

CRITIQUE

Titre original : Blade Runner
• Réalisation : Ridley Scott
• Scénario : Hampton Fancher et David Webb Peoples sur une idée de Philip K. Dick (adaptation de la nouvelle “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?”
• Acteurs principaux : Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young
• Pays d’origine : USA
• Sortie : 
15/09/1982, ressortie restaurée le 14 octobre 2015
• Durée : 1h57min
• Distributeur : Warner Bros. France
• Synopsis : 
Deckard, flic alcoolique en pré-retraite, est sommé de reprendre du service en tant que “Blade Runner” pour dérouiller des “Répliquants” en fuite, dissimulés quelque part dans un Los Angeles condamné à une nuit pluvieuse éternelle.

“Noir et sensuel, le film plonge le spectateur dans un abîme, au fil d’une enquête au rythme imprévisible.”

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Avec BLADE RUNNER, Ridley Scott démontre sa capacité à faire du neuf avec de l’ancien. Un paradoxe pour un film de science-fiction.

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LES NEGRIERS, de Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi

Les Négriers (3)

+ CRITIQUE

Titre original : Addio zio Tom
Réalisation :
Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi
Scénario :
Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi 
Acteurs principaux :
Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi
Pays d’origine :
Italie
Sortie :
1971
Durée :
2h04min
Distributeur :
Jacques Leitienne
Synopsis :
Faux documentaire sur la traite négrière dans les États-Unis du 19e siècle. 

Atroce, dérangeant, cruel. Les mots ne manquent pas pour qualifier LES NÉGRIERS, dont le titre original est Addio zio Tom (Adieu Oncle Tom). Mais attention, ni le film, ni son propos ne sont immondes. L’horreur réside dans le traitement inhumain qu’ont subi des millions d’Africains déportés et qu’évoque crument ce film. Un choix osé qu’a fait le festival Lumière 2015, laissant carte blanche à Nicolas Winding Refn (Drive, Only God Forgives).

LES NÉGRIERS est un faux documentaire réalisé en 1971 par une deux metteurs en scène controversés italiens, Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi. Il imagine comment les deux cinéastes arriveraient par miracle à atterrir dans les États-Unis du 19e siècle afin d’y tourner un documentaire sur l’esclavage. La forme adoptée est surprenante : des Américains y parlent librement, avec force regards caméra, de la façon dont ils considèrent les Noirs comme étant tout juste des animaux […]

Les Négriers (2)

la cinéaste russe LARISSA CHEPITKO

Un portrait de la Larissa Chepitko

– Chaleur torride (1963)
– Les Ailes (1966)
– Le Début d’un siècle inconnu – composé de L’Ange d’Andrei Smirnov et de Le Pays de l’électricité de Larissa Chepitko (1967)
Toi et moi (1971)
L’Ascension (1977)

larissachepitko

LUMIERE 2014 : Pedro Almodovar

Programmation de Lumière 2014

PEDRO ALMODOVAR :

Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier de Pedro Almodóvar (Pepi, Luci, Bom y otras chicas del montón, 1980, 1h18)
Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? de Pedro Almodóvar (¿ Qué he hecho yo para merecer esto !!, 1984, 1h47)
Matador de Pedro Almodóvar (1986, 1h45)
La Loi du désir de Pedro Almodóvar (La ley del deseo, 1987, 1h44)
Femmes au bord de la crise de nerfs de Pedro Almodóvar (Mujeres al borde de un ataque de nervios, 1988, 1h35)
Attache-moi ! de Pedro Almodóvar (Átame !, 1989, 1h41)
Talons aiguilles de Pedro Almodóvar (Tacones lejanos, 1991, 1h53)
La Fleur de mon secret de Pedro Almodóvar (La flor de mi secreto, 1995, 1h42)
En chair et en os de Pedro Almodóvar (Carne trémula, 1997, 1h39)
Tout sur ma mère de Pedro Almodóvar (Todo sobre mi madre, 1999, 1h40)
Parle avec elle de Pedro Almodóvar (Hable con ella, 2002, 1h52)
Volver de Pedro Almodóvar (2006, 2h02)
La piel que habito de Pedro Almodóvar (2011, 2h01)

SAGA MUSASHI MIYAMOTO : CRITIQUE des 6 films

PARADIS PERDU, d’Abel Gance: CRITIQUE

OPENING NIGHT, de John Cassavettes : CRITIQUE

Une Femme Dangereuse, avec Ida Lupino: CRITIQUE

Chroniqués par Georgeslechameau

La traversée de Paris

Chroniqué par Louis

lumiere2014 (2)


INFORMATIONS

Qui marche sur la queue du Tigre.. (3)

Titre original : Tora no o wo fumu otokotachi
Réalisation : Akira Kurosawa
Scénario : Akira Kurosawa, d’après la pièce Kanjinchō
Acteurs principaux : Takashi Shimura, Kenichi Enomoto, Masayuki Mori
Pays d’origine : Japon
Sortie: 1945
Durée : 59min
Distributeur : –
Synopsis : Un seigneur en fuite, ses gardes du corps et disciples, tout déguisé en moine, doivent traverser une forêt, dans laquelle ils doivent éviter d’être capturer et amadouer les gardes-frontières.

[CRITIQUE] QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE…

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